The Legend of Zelda fête ce 21 février 2026 ses 40 ans. Si on a peu de chances de voir Nintendo rendre hommage à son illustre saga vidéoludique (déjà bien impliqué dans les 40 ans de Super Mario Bros), c’est pour moi l’occasion de revenir sur une série qui m’aura accompagné toute ma vie, de mes premières heures sur Link’s Awakening sur Game Boy aux centaines d’heures écoulées sur Switch avec ses deux derniers opus majeurs. The Legend of Zelda c’est l’histoire de l’éternel retour, de son protagoniste vêtu en vert, Link, voué à sauver Hyrule et sa princesse Zelda des griffes du mal représenté par l’horrible Ganon. C’est toute la méthode Nintendo qui se déploie dans ce concept : le scénario au service du gameplay. Une recette qui a fait ses preuves, malgré quelques atermoiements et le besoin d’une vraie rupture au milieu des années 2010. Aujourd’hui, The Legend of Zelda fait partie des séries les plus acclamées de l’histoire du jeu vidéo. Il fallait donc que je propose ici un “worst to best” des jeux principaux de la saga.

19 TRI FORCE HEROES (2015, 3DS)
Dans la famille des jeux The Legend of Zelda (de la série mère), nommons le vilain petit canard : Tri force Heroes. Si l’expérience n’est pas désagréable à plusieurs, elle devient vite laborieuse en solo, la faute à un système de jeu triangulaire : les énigmes doivent s’accomplir à trois. L’idée des costumes, plus ou moins reprise dans les épisodes Switch, est certes maline, mais elle ne comble pas un manque criant d’âme. Les niveaux revisitent sans surprise les tropes de la saga (bois sacrés, volcan en furie, désert aride, montagnes enneigées) et se basent sur des énigmes souvent simplistes et répétitives. Lire la review

18 FOUR SWORDS ADVENTURES (2004, Gamecube)
Nettement supérieur à sa suite spirituelle (voir plus haut), Four Swords Adventures n’en reste pas moins un épisode mineur de la saga. Pensé comme l’aboutissement de la formule du mode bonus de A Link To The Past sur Game Boy Advance, Four Swords Adventures est une expérience résolument multijoueur (on ne peut y jouer tout seul) et nécessite une installation particulièrement pointilleuse et, surtout, coûteuse. Lire la review

17 THE MINISH CAP (2004, GBA)
Objet d’un drôle de culte chez certains joueurs, The Minish Cap est l’épisode solo le plus faible de The Legend of Zelda. D’où l’impression de jouer à un “Zelda pour les nuls”, idée loin d’être bête pour une saga qui approchait alors ses 20 ans et s’ouvrait à un public jeune via une nouvelle génération de console capable d’afficher du 16 bits. Lire la review

16 ORACLE OF SEASONS / ORACLE OF AGES (2001, Gameboy Color)
Initialement prévu comme une trilogie fondée sur le principe de la triforce (Sagesse, Force, Courage), le duo Oracle of Seasons / Oracle of Ages marque la première délégation d’un épisode officiel de The Legend of Zelda. Pêchant par un certain classicisme (un défaut récurrent de la saga), il n’en reste pas moins des épisodes très solides. Lire la review

15 ECHOES OF WISDOM (2024, Switch)
Bénéficiant de la refonte graphique façon jouet du remake de Link’s Awakening de 2019 par la team Grezzo, Echoes of Wisdom vaut bien plus que le statut de stéréotype du jeu mignon dans lequel on pourrait facilement l’enfermer. Lire la review

14 SPIRIT TRACKS (2009, DS)
Épisode mal-aimé de la saga, Spirit Tracks est le second Zelda à sortir sur DS, et donc à tirer parti du second écran tactile de la console. Il a une identité propre, qui en fait un épisode remarquable de la légende de Zelda. Lire la review

13 PHANTOM HOURGLASS (2007, DS)
Difficile de séparer les deux épisodes DS tant ils sont complémentaires. Phantom Hourglass est légèrement supérieur car il pose la plupart des bases de gameplay que reprendra Spirit Tracks sans chercher à les transcender complètement. Lire la review

12 THE ADVENTURE OF LINK (1987, NES)
Qualifié de mouton noir de la saga et quasi renié par Shigeru Miyamoto, The Adventure of Link, aussi appelé Zelda II, marque une rupture complète avec son prédécesseur. Avec sa difficulté particulièrement relevée, son ton étonnamment mature, ses quêtes secondaires cryptiques et son système de progression simple mais efficace, il fait figure de proto-souls like. Un jeu d’aventure raté, peut-être, mais surtout un très bon action-RPG qui mérite d’être revisité. Si vous en avez le courage. Lire la review

11 SKYWARD SWORD (2011, Wii, Switch)
Autre jeu mal-aimé, Skyward Sword représente le stade terminal du Zelda classique. Un jeu qui aura permis une remise en cause de la saga et un virage vers le monde ouvert et l’exploration avec les épisodes Switch. Un très bon épisode de la Légende de Zelda, sûr de ses forces, et souffrant en parallèle de faiblesses inhérentes à la saga depuis au moins The Wind Waker, ici poussées à leurs paroxysmes, et justifiant un reboot complet de la structure des jeux. Un jeu pile à sa place, aux portes du top 10. Lire la review

10 TWILIGHT PRINCESS (2006, Gamecube, Wii, Wii U)
Qu’il a fait fantasmer toute une frange de gamer ce Twilight Princess. Certes très (trop ?) classique dans son déroulement, il reste encore aujourd’hui, 20 ans après sa sortie, un digne représentant de The Legend of Zelda. Lire la review

9 THE WIND WAKER (2003, Gamecube, Wii U)
Avec un gameplay plus orienté infiltration/aventure que le traditionnel action/aventure, l’introduction d’un appareil de photo qui donne lieu à une longue et agréable quête, et des personnages secondaires hauts en couleur (y compris Zelda, devenue Tetra, une jeune pirate), The Wind Waker marquait un premier pas de côté pour la série, certes inabouti. Il faudra attendre encore 10 ans avant que The Legend of Zelda ne marque une vraie rupture salutaire. Lire la review

8 THE LEGEND OF ZELDA (1986, NES)
La première pierre à l’édifice d’une saga quarantenaire, composée de 20 épisodes principaux (sans compter les spin off). The Legend of Zelda pose les bases d’une saga qui déviera peu : un univers d’heroic-fantasy inspiré du film Legend de Ridley Scott ; Le royaume d’Hyrule, théâtre principal du jeu ; Link, son héros mutique ; Zelda, la princesse à sauver ; Ganon, antagoniste et seigneur des ténèbres. Un triangle symbolisé par la fameuse Triforce (courage, sagesse et force), artefact que le héros doit réunir pour abattre le mal et faire triompher le bien. Un jeu résolument moderne, malgré des visuels qui accusent forcément le passage du temps. Une aventure indémodable qui n’a pris que quelques rides. Lire la review

7 A LINK TO THE PAST (1991, SNES, GBA)
L’épisode classique par excellence, A Link To The Past est un vrai reboot de la saga, après une tentative radicale qui aura divisé (The Adventure of Link). Miyamoto et son équipe profitent de la puissance de la Super Nintendo pour offrir une variation du premier Zelda, en plus fourni et plus joli, mais également moins ouvert. A Link To The Past est donc la vraie matrice de la série, et un jeu toujours aussi efficace 35 ans après. Lire la review

6 A LINK BETWEEN WORLDS (2013, 3DS)
La grosse nouveauté de A Link Between Worlds, c’est l’abandon presque total de la structure classique des Zelda, introduite justement par son illustre modèle. Ici les items ne se débloquent plus dans des donjons (sauf quelques-uns) mais se louent ou s’achètent dans la boutique d’un drôle de lapin, Lavio. Moyennant quelques rubis, il est donc possible d’entamer l’aventure avec presque tout l’arsenal requis, et donc d’aborder les donjons et zones dans l’ordre que le joueur le souhaite. Une révolution qui fonctionne à merveille et fournira la base du renouveau de la saga avec les épisodes Switch. Lire la review

5 LINK’S AWAKENING (1993, Gameboy, Gameboy Color, Switch)
Cette cinquième position s’explique surtout par affinité. Le premier épisode sur console portable de la série n’a aucun trait “révolutionnaire” ou “matriciel” des jeux qu’il côtoie tout en haut de ce classement, mais a pour lui de proposer, à un numéro un prix : la meilleure ambiance de tout The Legend of Zelda. Lire la review

4 OCARINA OF TIME (1998, N64, Gamecube, 3DS)
Souvent cité comme le GOAT (le meilleur jeu de tous les temps), Ocarina Of Time est le Zelda le plus universellement acclamé. Car si A Link To The Past a posé les jalons de deux décennies de jeux Zelda, Ocarina Of Time est celui qui a réussi le passage de la série vers la 3D en transposant à merveille cette formule. Lire la review

3 TEARS OF THE KINGDOM (2023, Switch, Switch 2)
Oui, il y a mieux que Ocarina Of Time. Tears Of The Kingdom pour commencer, dernière itération 3D à ce jour de la série, est une évidence pour ouvrir ce podium. Jeu démesuré (pour une console de la puissance d’une Switch), cette suite directe de Breath Of The Wild fait le pari de repartir sur les bases de son prédécesseur (moteur graphique et personnages secondaires), jusqu’à, ô sacrilège, se dérouler sur la même carte. Ce qu’il perd en émerveillement de la première découverte, il le gagne en mise en scène, surprises et profondeur de gameplay. Lire la review

2 BREATH OF THE WILD (2017, Wii U, Switch, Switch 2)’
Si Tears Of The Kingdom améliore la formule de son prédécesseur, le choc de la découverte de Breath Of The Wild en 2017 reste, encore aujourd’hui, inégalé. Sorti au lancement de la Nintendo Switch, le jeu aura marqué de son empreinte cette génération de console en s’affirmant comme le premier blockbuster de Nintendo, capable de mettre à l’amende une décennie de jeu en monde ouvert sclérosés par les quêtes annexes inutiles, les points d’intérêts envahissants et une promesse de liberté bafouée. Breath Of The Wild répond à la promesse de son titre : il retranscrit à merveille l’appel de l’aventure, le souffle de la nature. Une œuvre si déterminante qu’elle a constitué un nouveau mètre étalon pour le genre et le modèle du monde ouvert. Lire la review

1 MAJORA’S MASK (N64, 3DS)
Et le titre de meilleur Zelda revient à… Majora’s Mask. Episode Nintendo 64 tardif hautement contesté à sa sortie pour son parti pris radical, il représente la quintessence de la saga, le parfait alliage entre un univers inoubliable et une aventure retorse et qui pousse à l’exploration. Lire la review



