Tout le monde peut publier son top 5 sur Chaos! Vous aussi, envoyez vos 5 films chaos préférés au monde à redaction@chaosreign.fr. Voici le top de notre lectrice Inès Busy qui nous/vous souhaite un bel été au son de l’italo disco de Clio. Sous vos applaudissements.
I Love Sarah Jane, de Spencer Susser (2008)
À première vue, le pitch semble plutôt classique: les mort.es sont sorti.es de leurs sépultures pour tourmenter celles et ceux qui ont le malheur d’être en vie. L’originalité de ce film se situe davantage dans sa durée — il faut le faire pour tourner un post-apocalyptique en 14 minutes — et dans les conflits amoureux et familiaux dissimulés derrière les murs des maisons délabrées. Difficile de dire non à un amour adolescent malheureux aux relents de viande avariée.
Jessica Forever, de Caroline Poggi et Jonathan Vinel (2018)
Des garçons perdus vêtus de gilets pare-balles, un monde sous surveillance permanente et une mère adoptive aux allures de sœur magicienne interprétée par Aomi Muyock, révélée par le Love de celui qu’on ne présente plus (Gaspar Noé). Tour à tour teen movie, dystopie et drame avec comme toile de fond des vitres qui explosent, Jessica Forever est un magnifique condensé de chaos tout en larmes et en sang.
Hazard, de Sion Sono (2005)
Un buddy movie japonais dont l’essentiel de l’action est basé à New York. Shin, un étudiant paumé dans l’axe, décide d’aller tenter sa chance en Amérique. Il y fera la rencontre de Lee et Takeda qui passent plus de temps à frapper tout ce qui bouge et à chercher les problèmes qu’à faire des visites touristiques à leur nouvel ami. Tour à tour violent, grotesque et attachant, ce film est un must watch à l’humour corrosif.
Un étrange voyage, de Alain Cavalier (1981)
Un étrange voyage s’inspire d’un fait divers peu commun. Lors d’un voyage en train en France avec sa famille, une jeune fille japonaise disparaît. Ses proches obtiennent une autorisation pour partir à sa recherche le long des voies ferrées. Cavalier adapte cette histoire à celle d’un père et sa fille, étudiante marxiste triste et cynique, dans un scénario écrit à quatre mains avec sa propre fille, Camille de Casabianca. Un petit bijou de tristesse et d’absurdité.
Les paumées du petit matin, de Jean Rollin (1982)
Marie a peur des gens, Michèle les effraie. Ces deux jeunes filles élevées par l’Assistance publique se retrouvent en maison de redressement et décident de s’enfuir ensemble. Ces âmes naïves et écorchées rêvent d’un ailleurs plus beau. Le destin mettra sur leur route des déraciné.es au grand cœur et un groupe de bourgeois.es désoeuvré.es avides de jeux dangereux (Brigitte Lahaie fait partie de la joyeuse troupe). Un film poétique jusque dans ses maladresses, plus proche de Perdues dans New York que des films érotico-vampiriques de ce réalisateur injustement mal aimé du cinéma bis français.
