Toujours en salles, « La passagère » de Andrzej Munk, à découvrir de toute urgence

0
1120

Face à l’insignifiance des sorties du mercredi (combien de films resteront?), voici un long métrage qui ressort et que vous n’oublierez pas: La passagère, le dernier signé Andrzej Munk. Mais qui est Andrzej Munk? Un réal juif polonais rescapé de l’occupation nazie, formé à l’école de cinéma de Lodz à la Libération, considéré en son temps comme une des grandes figures du nouveau cinéma polonais, aux côtés d’Andrzej Wajda, Wojciech Has, Jerzy Kawalerowicz, mais relativement méconnu dans l’Hexagone. Il est décédé dans un accident de la route juste avant la fin du tournage dudit long. Inachevé donc, il décrit les relations ambiguës entre une surveillante de camp et une détenue à Auschwitz, s’inspirant d’une pièce de théâtre radiophonique intitulée Passagère de la cabine 45. Soit le récit autobiographique de Sofia Posmysz, ancienne résistante, membre de l’armée intérieure durant l’Occupation, déportée en 1942 à Auschwitz à l’âge de 19 ans. Plus précisément, sur l’histoire: Liza subit un choc, quand, lors d’une croisière en compagnie de son mari, elle croit reconnaître parmi les passagers une jeune femme, Marta, ex-détenue du camp d’Auschwitz où elle était surveillante SS. Liza, dont le mari ignore cette partie de sa vie, se souvient de son passé terrifiant. Ce sont d’abord des fragments qu’elle arrange afin de construire un récit dans le but de se justifier, mais peu à peu la véritable histoire se reconstitue… Tourné à Auschwitz, un film terrible et important sur la représentation des camps de concentration à l’écran dont la résurrection, à l’occasion du soixante-dix-huit-huitième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, est assurée par l’indispensable distributeur Malavida. A.V.

Bande annonce | La Passagère d’Andrzej Munk – au cinéma le 25/01 from Anne-Laure Brénéol MALAVIDA on Vimeo.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici