L’épisode classique par excellence, A Link To The Past est un vrai reboot de la saga, après une tentative radicale qui aura divisé (The Adventure of Link). Miyamoto et son équipe profitent de la puissance de la Super Nintendo pour offrir une variation du premier Zelda, en plus fourni et plus joli, mais également moins ouvert.
Le joueur doit cette fois suivre une trajectoire plus rectiligne : un découpage du monde en 8 zones distinctes, la quête des trois pendentifs liés à la Triforce, Excalibur et la révélation du héros, le Monde des Ténèbres (version alternative d’Hyrule où Ganon a conquis la Triforce), la quête des 7 cristaux (ou 7 sages), l’affrontement final. Pour progresser, chaque donjon (avec sa carte, sa boussole et sa clé du boss) donne accès à un nouvel item qui permettra à Link d’ouvrir la voie à une nouvelle zone alors inexplorée. Une vision plus dirigiste de l’aventure mais ô combien efficace et qui permet au jeu de déployer ses thèmes et mythes dans un scénario imparable (modèle sur lequel se base l’intégralité de la saga).
A Link To The Past est donc la vraie matrice de la série, et un jeu toujours aussi efficace 35 ans après. L’introduction sous la pluie, les thèmes musicaux cultes de Koji Kondo, les Bois perdus, la Forêt de squelettes, le Palais du marais, le Palais des ténèbres ou encore la Tour de Ganon (et l’inévitable combat contre le démon à tête de cochon). Le jeu est un vrai tour de force presque parfait. Pourquoi presque ? Parce que 6 autres jeux Zelda feront encore mieux.



