[SUMMER VIDEO GAMES] 10 jeux vidéo sélectionnés par Chaos pour votre été 2022

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Parce qu’il n’y a pas que le cinéma dans la vie, on vous propose une sélection de dix jeux vidéo pour rythmer votre été, chez soi ou en vacances. Des expériences de tout horizon, courtes ou longues, récentes ou prévues pour une sortie estivale.

Avant de faire sa valise

Comme on amène rarement un PC, une PS5 ou une XBox Series dans sa valise, voici deux jeux vidéo à faire avant de partir en vacances.

The Quarry (Dispo sur PC, PS4/PS5, XBox One/Series)
Sorti début juin, The Quarry est la nouvelle production du studio Supermassive Games qui avait fait sensation en 2015 avec Until Dawn, jeu d’horreur narratif – voire film d’horreur interactif. Retombé dans un relatif anonymat avec des expériences VR oubliables autour d’Until Dawn, puis les premiers épisodes décevants de sa Dark Pictures Anthology, The Quarry est le premier véritable gros jeu du studio en 7 ans. Sans révolutionner la recette des jeux Supermassive, cette nouvelle expérience horrifique narrative et interactive a le mérite de distiller son lot de frissons sur près d’une dizaine d’heures. Malgré le lot de clichés inhérents au cinéma auquel le jeu fait référence, le slasher, et plus précisément les films de colonies de vacances post-Vendredi 13, The Quarry se dévore grâce à une écriture maline, un gros casting (Lance Henriksen, David Arquette, Ted Raimi, Grace Zabriskie…), la possibilité de jouer à 9 en local et une réalisation technique appliquée à défaut d’être flamboyante.

Stray (Le 19 juillet sur PC, PS4, PS5)
Si vous comptiez partir en vacances en plein cœur du mois de juillet, vous feriez peut-être mieux de revoir vos plans. Stray, le simulateur de chat dans un univers cyberpunk, débarque le 19 juillet. Premier jeu du studio montpelliérain Blue Twelve composé d’anciens d’Ubisoft, Stray est la grosse sortie de l’année 2022 pour l’éditeur Annapurna Interactive, qui nous a habitué ces dernières années à produire et sortir la crème de la crème de la scène indé (Outer Wilds, Solar Ash, What Remains of Edith Finch). Visuellement à couper le souffle, le jeu s’annonce comme une expérience singulière dans un monde déshumanisé. Si l’on a pu lire que le jeu ne serait pas aussi ouvert que les différents trailers laissaient penser, Stray semble se démarquer par sa narration à hauteur de chat, offrant un éventail d’actions réalistes et immersives concernant la petite boule de poil.

Les pieds dans le sable

Si vous êtes l’heureux détenteur d’une Nintendo Switch ou d’un Steam Deck, pensez à les empaqueter dans vos valises, et pourquoi pas bronzer une console dans les mains.

Neon White (Dispo sur Nintendo Switch et Steam Deck)
Attention, danger, bombe addictive bien identifiée! Neon White est le nouveau jeu de Ben Esposito, créateur de Donut County en 2018 où le joueur incarnait… un trou, absorbant tous les éléments du décor. Poursuivant sa collaboration avec Annapurna Interactive (encore eux!), il s’exprime cette fois dans un genre complètement différent, une sorte de tactical fps avec des éléments de visual novel. L’idée de Neon White lui est venue en visionnant des vidéos de speedruns, dans lesquelles des joueurs s’amusent à terminer des jeux parfois longs de plusieurs heures en quelques dizaines de minutes. Le but de Neon White est donc de terminer chaque niveau le plus rapidement possible, afin de décrocher le platine, offrant l’expérience nécessaire pour monter en grade. Pour y parvenir, le jeu vous file un petit indice après avoir glané l’or. Au joueur ensuite de se débrouiller avec les différentes cartes d’armes qu’il récupère dans le niveau, et qu’il peut défausser afin de déclencher un pouvoir spécifique par type d’arsenal: double-saut pour un pistolet, dash avant pour un fusil sniper, bombe collante pour une mitraillette… En sus de la médaille, il est possible de récupérer un cadeau caché dans chaque chapitre, qui permet ensuite de débloquer des dialogues, souvenirs et niveaux bonus. Si le visual novel n’est pas votre tasse de thé, n’ayez crainte, on peut très bien se passer des interactions gênantes et souvent crétines de Neon White, qui étoffent quand même une très bonne parodie d’anime.

Kirby et le monde oublié (Dispo sur Nintendo Switch)
Sorti en mars dernier, Kirby et le monde oublié est le premier opus en 3D totale mettant en scène la petite boule rose phare de Nintendo – à l’exception du jeu de course Kirby Air Ride sur Gamecube. Si beaucoup de choses ont été dites sur la difficulté relativement absente du jeu, s’adressant d’abord à un jeune public, il n’en reste pas moins un jeu de plateforme euphorisant, à la direction artistique variée et aux possibilités de gameplay multiples. On retrouve donc les facultés d’absorption de Kirby, qui lui confère le pouvoir des différents ennemis du jeu, auxquels s’ajoute le principe du “transmorphisme”, soit la possibilité d’avaler des éléments décors, provoquant une transformation loufoque et offrant au joueur des capacités inédites. Kirby-cône de chantiers, Kirby-voiture, Kirby-distributeur de canettes, Kirby-voile de bateau, etc. Si on ajoute un mode coop, une durée de vie conséquente pour les complétistes, et des combats de boss épiques, ce Kirby et le monde oublié pourrait bien être votre jeu de l’été.

Persona 5 Strikers (Dispo sur Switch et Steam Deck)
Vous aviez prévu des vacances au Japon mais avez dû vous résigner à les reporter en raison du Covid? Ne vous en faîtes pas, Persona 5 Strikers vous fera voyager au pays du soleil levant. Sorte d’extension de luxe de Persona 5, rpg phénomène sorti en 2016 croisant anime, théories jungiennes et regard contemporain sur le Japon, Strikers reprend un an après les évènements du précédent. Plutôt qu’une année scolaire passée dans le quartier de Shibuya à Tokyo, ce nouvel opus embarque Joker et les Voleurs Fantômes dans un voyage estival en van à travers quelques grandes villes touristiques emblématiques du Japon : Sendai, Sapporo, Okinawa. Si vous n’aviez pas joué au précédent, pas de panique, le jeu vous prend la main à travers un nouveau gameplay emprunté au muso, ce genre de jeu de baston où vous affrontez des hordes d’ennemis. Strikers garde toutefois des caractéristiques propres au rpg avec des arbres de compétences, rendant les combats plus tactiques que dans n’importe quel Dinasty Warriors, ainsi que ses donjons labyrinthiques, son gameplay hybride et son système de personas singeant Pokemon.

Toem (Dispo sur Nintendo Switch et Steam Deck)
Pour les amoureux de vacances calmes et paisibles, Toem est fait pour vous. Ce petit jeu des suédois de Something We Made est le dernier représentant du genre de niche du jeu de photographie, rendu populaire par Pokémon Snap et le jeu d’horreur Fatal Frame. Ici point de fantôme ou de créature à chasser, Toem joue la carte de l’apaisement total. Votre personnage, photographe en herbe, est commissionné par sa plus proche parente d’assister au phénomène Toem et de le prendre en photo. Aucune autre information ne vous est communiquée, et vous embarquez dans un voyage en bus à travers différentes escales, dans lesquelles vous serez amené à venir en aide à la population afin de pouvoir vous payer un ticket vous emmenant dans la prochaine étape de votre aventure. Ces missions consistent à prendre en photo des éléments du décor, en vous basant parfois uniquement sur des indications évasives. Un jeu charmant, dépaysant, simple à prendre en main, magnifié par sa direction artistique en noir et blanc.

51 Worldwide Games (Dispo sur Nintendo Switch)
Pourquoi alourdir sa valise avec des jeux de société alors qu’on peut en mettre une cinquantaine dans sa Switch ? C’est un peu l’argument de 51 Worldwide Games qui est, comme son nom l’indique, une compilation de 51 jeux de société cultes et issus du monde entier. Dames, Mahjong, Ludo, Dominos, Backgammon, Echecs, Hanafuda, Solitaire, Yam’s et même Air Hockey, Football miniature et Fléchettes sont au menu de cette compilation. Petit plus, la possibilité de jouer à plusieurs, chacun avec sa propre console, et avec une seule cartouche de jeu, en téléchargeant le module multijoueur gratuit sur le Nintendo Eshop.

Card Shark (Dispo sur Nintendo Switch et Steam Deck)
Nouvelle production du studio britannique indépendant Nerial, Card Shark prend à revers la mode des jeux deck building, basés sur le système des jeux de cartes et la construction d’une panoplie de cartes avec leurs bonus et leurs malus. Card Shark se situe en France au XVIIIe siècle et raconte l’ascension d’imposteurs et d’arnaqueurs au sein de la monarchie, faisant écho à un certain Barry Lyndon. L’imposteur, c’est le joueur qui doit apprendre et user de techniques de triche afin de duper la noblesse à des parties de jeux de cartes. En cas d’échec et de game over, le joueur pourra revenir des limbes en dupant la mort, à l’instar de Max Von Sydow dans Le Septième Sceau d’Ingmar Bergman. Mixant jeu narratif et jeu de cartes, magnifié par des visuels aux airs de tableaux d’époque, Card Shark est l’alternative aux joueurs blasés par les soirées président ou bataille.

Pour noyer son coup de blues

La perspective de revenir au train-train quotidien après plusieurs semaines de vacances vous déprime? Pas de problème, deux sorties vidéoludiques majeures de l’été vous aideront à noyer ce coup de blues.

Xenoblade Chronicles 3 (Dispo le 29 juillet sur Switch)
Quatrième épisode de la saga Xenoblade développée par Monolith Software entamée il y a plus de 10 ans sur Wii, Xenoblade Chronicles 3 s’annonce comme la grosse sortie jrpg du second semestre 2022. Faisant le pari du gigantisme (monde ouvert, durée de vie à rallonge, combats contre d’énormes créatures), le jeu entend réconcilier les fans de la première heure qui avaient été déçus par la tournure enfantine du deuxième épisode avec un opus plus mature. En plus d’une qualité graphique rehaussée, Xenoblade Chronicles 3 proposera un système de combat plus dynamique, toujours basé sur le principe des “arts”, mettant le joueur aux commandes de plusieurs personnages en simultané et favorisant les combos et attaques spéciales. Le rendez-vous chronophage de l’été.

Immortality (Dispo 26 juillet 2022 sur PC, XBox One/Series)
On prend les paris, Immortality sera l’un des chefs-d’œuvre vidéoludiques de 2022. Le nouveau jeu de Sam Barlow sera, comme Her Story en 2015 et Telling Lies en 2019, un FMV – pour Full Motion Video. Soit un jeu d’enquête basé sur des segments vidéos mettant en scène de vrais acteurs. Immortality semble être l’aboutissement de la formule développée par Barlow depuis sept ans et trois jeux. Il raconte l’histoire de Marissa Marcel, jeune étoile montante du cinéma des années 1960 qui a mystérieusement disparu après avoir joué dans trois films, dont le dernier date de 1999. Des films qui n’ont jamais vu le jour. A partir des images d’archives et des rushs issus du tournage de ces œuvres maudites, le joueur devra percer le mystère de la disparition de l’actrice. Contrairement aux deux précédentes créations de Barlow, Immortality offre la possibilité au joueur d’interagir directement avec l’image, d’en faire une matière malléable qu’il faudra analyser et décortiquer. Si on répète à raison depuis des années que le jeu vidéo tend à se rapprocher de plus en plus du cinéma, la nouvelle production de Sam Barlow en est la nouvelle étape et le point de confusion entre les deux disciplines. M.B.

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