« Planète B » de Aude Léa Rapin: entre cinéma d’anticipation et cinéma d’auteur, il faut parfois choisir

Musique terrienne en détresse. France, 2039. Une nuit, des activistes traqués par l’État, disparaissent sans laisser aucune trace. Julia Bombarth se trouve parmi eux. À son réveil, elle se découvre enfermée dans un monde totalement inconnu: PLANÈTE B.

Il est étrange, ce deuxième long-métrage d’Aude Léa Rapin, second film d’une jeune cinéaste identifiée par la Semaine de la Critique 2019 (aussi connue sous le nom du cru Adèle Haenel: c’était ici avec Les Héros ne meurent jamais). D’un côté, une intrigue assez bien ficelée autour d’une France de 2039 qui enferme ses activistes – aussi connus sous le nom d’écoterroristes – dans une sorte de monde artificiel ensoleillé très Second Life où il est permis de faire absolument tout, sauf de s’en échapper. De l’autre, un film dirigé avec une certaine raideur envers l’ensemble de ses personnages, multipliant les langues et les commentaires flashback autour de leur vie passée, annihilant ainsi toute cette belle aridité carpenterienne qui laisse d’ordinaire place à l’action.

On a ainsi comme l’impression que le film a les yeux rivés vers un ambitieux projet d’anticipation, mais qu’il reste travaillé par les problèmes très telluriques du cinéma d’auteur français (ici un trop-plein de dialogues, panacée vraiment très tricolore). Si Planète B pâtit un peu de la comparaison avec Le Règne Animal – qui disposait d’un budget tout autre pour ciseler finement ses personnages! – on reste tout de même assez curieux de voir la suite.

25 décembre 2024 en salle | 1h 58min | Science Fiction, Thriller
De Aude Léa Rapin | Par Aude Léa Rapin
Avec Adèle Exarchopoulos, Souheila Yacoub, Eliane Umuhire

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On a ainsi comme l’impression que le film a les yeux rivés vers un ambitieux projet d’anticipation, mais qu’il reste travaillé par les problèmes très telluriques du cinéma d’auteur français (ici un trop-plein de dialogues, panacée vraiment très tricolore)."Planète B" de Aude Léa Rapin: entre cinéma d'anticipation et cinéma d'auteur, il faut parfois choisir
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