Robin Pront, réalisateur: « Je crois que j’aime bien Godard, en fait »

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QUOI DE PLUS CHAOS QUE ROBIN PRONT? On ne verra plus du tout Les Ardennes de la même manière, après le très prometteur premier long-métrage du Belge Robin Pront. Avec ce polar stylisé dans la lignée de Bullhead (Mikael B. Roksam est d’ailleurs producteur exécutif…), ce surdoué d’à peine trente ans (déjà remarqué avec son court, Plan B) fuit le naturalisme attendu pour cette histoire faussement « sociale » aux relents tragiques. Les Ardennes raconte en effet l’affrontement entre deux frères de la région d’Anvers, petites frappes qui sont à la fois séparés et réunis par l’amour d’une même femme – il va sans dire que les choses vont mal tourner, au vu de la violence de l’un des frangins, tout juste sorti de prison, et de ses mauvaises fréquentations… C’est aussi un pur film de genre, brutal, avec une deuxième moitié à la Fargo très surprenante (méfiez-vous de certains emplumés…) et des lumières bleues magnifiques. Au passage, Robin Pront en profite pour réhabiliter la musique techno pour voiture tunées. Et ça, ça méritait bien quelques questions Chaos, entre deux boissons énergétiques, au Festival du Film Policier de Beaune…

QUIZ CHAOS DU CINEPHILE
Un film: Vol au-dessus d’un nid de coucou (Milos Forman, 1975). Une magnifique leçon de direction d’acteurs. De Jack Nicholson, bien sûr, mais pas seulement
Une histoire d’amour: La Garçonnière (Billy Wilder, 1960)
Un sourire: Celui de Michael Keaton dans Batman(Tim Burton, 1989). On parle trop de celui de Nicholson en joker
Un acteur: Définitivement Philip Seymour Hoffman
Une actrice : Frances McDormand
Un début: Amadeus (Milos Forman, 1968)
Une fin: Les Affranchis (Martin Scorsese, 1990)
Un générique: Casino (Alfred Hitchcock, 1995)
Un coup de théâtre : The Crying game (Neil Jordan, 1992)
Un plaisir coupable : Moulin rouge (Baz Luhrmann, 2001).
Une révélation : Clément Cogitore
Un rêve : Beetlejuice (Tim Burton, 1988)
Un film malade : Peut-être Hook (Steven Spielberg, 1991)
Une mort : Forcément dans Le Parrain (Francis Ford Coppola, 1972). Mais, celle de quel personnage, là, j’hésite…
Une scène de cul : tiens, l’ouverture du Mépris (Jean-Luc Godard, 1963). Je crois que j’aime bien Godard, en fait…
Un silence : Ma présente réponse…
Un acteur sous-estimé : Harry Dean Stanton. Ah, Marisa Tomei, aussi.
Un gâchis : Watchmen (Zack Snyder, 2009)
Un film français : Reprenons un peu de Mépris
Un réalisateur : Comme j’ai déjà pas mal parlé de Scorsese, je vais dire James Gray.
Allez, un second : Billy Wilder, encore et toujours.
Un baiser : Beau souvenir d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Michel Gondry, 2004).
Une bande son : Casino.
Une chanson pour le cinéma (et qui n’apparait dans aucun film) : Je rêve d’une version techno, un peu à la manière des titres utilisés dans Les Ardennes, de The Sound of Silence de Simon and Garfunkel. Et ça serait une création originale !
Une chanson de cinéma (et qui n’a jamais été mieux qu’au cinéma) : House of The Rising Sun dans Casino, justement.
Un frisson : le twist d’Arlington Road  (Mark Pellington, 1999).
Un monstre : La Mouche (David Cronenberg, 1986).
Un torrent de larmes : Tous les Rocky. Enfin, non, le premier (John G. Avildsen, 1976), le sixième – Rocky Balboa – (Sylvester Stallone, 2006), et Creed (Ryan Coogler, 2016).

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