Si on vous donne le nom d’Hudson Mohawke, cela ne vous dira sûrement rien. Pourtant, le DJ et producteur écossais est l’un des plus influents de ces 10 dernières années. Il y a justement 10 ans, il s’associait avec le québécois Lunice le temps d’un Ep de 5 titres, TNGHT, qui se révèlera un monument de la musique trap, hip hop et électronique de la dernière décennie, ouvrant la voie à des artistes comme SOPHIE, et offrant l’année suivante une place de prestige à Hudson Mohawke parmi la longue liste de collaborateurs au phénoménal Yeezus de Kanye West.
Depuis, la carrière d’Hud Mo, comme on le surnomme, a suivi une trajectoire descendante, entre un deuxième album oubliable (Lantern en 2015), des Ep et mixtape passées inaperçues et la b.o. d’un jeu vidéo affreux (Watch Dogs 2). Même si on salue son travail de producteur (Hopelessness d’Anohni, Life of Pablo de Kanye West…). Réapparu aux tournants des années 2020 aux côtés de Lunice pour une suite à TNGHT, et de Danny L. Harle (membre éminent du label PC Music à l’origine l’hyperpop) sur son premier album, le bien nommé Harlecore, Hudson Mohawke préparait bel et bien son retour.
Annoncé le 29 juin dernier, Cry Sugar est le troisième album du DJ écossais. En sus de la révélation de sa pochette reprenant le bibendum chamallow de Ghostbusters affublé d’un string, l’annonce a été accompagnée d’un teaser promotionnel (un «megamix» des différents morceaux de l’album). Au menu: visuels dérangeants, anamorphoses lubriques de la pop culture, références à la collaboration entre le plasticien et réalisateur Chris Cunningham avec Aphex Twin. En bref, un maelstrom d’images chaos qui pourrait vous donner des cauchemars, autant que la musique, convoquant eurodance, IDM et glitchs, vous donnera envie de danser. La sortie de Cry Sugar est prévue en plein cœur de l’été, le 12 août prochain. M.B.
