[JEUNE ET CHAOS] DAYAN D. OUALID

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Le Chaos rencontre celles et ceux qui feront le cinéma de demain. Découvrez Dayan D. Oualid.

Le réalisateur Dayan D. Oualid s’est fait remarquer en 2019 avec le court métrage Dibbuk, Grand Prix au Festival International du Film Fantastique de Gerardmer 2020, sur le chemin de croix d’un homme pieux convoqué par une femme pour guérir son mari d’un mal mystérieux.

Avec une forte volonté de faire cohabiter un cinéma social et fantastique, Dayan D. Oualid dévoile un univers ésotérique et spirituel assumé. Sur cette lancée, il propose pour la suite le prometteur Chimera, dont la vidéo et le synopsis vous sont présentés dans le tweet ci-dessous:

[D’OÙ VENEZ-VOUS, DAYAN?] «Je suis né en France, mais j’ai grandi en Israël de 10 à 23 ans. Après avoir terminé le service militaire obligatoire là-bas, j’ai décidé de revenir dans mon Paris natal pour apprendre à faire des films. J’ai toujours su que je voulais faire du cinéma mon métier. J’ai donc atterri à l’ESEC ou j’ai trouvé une deuxième maison et fondé une deuxième famille en créant l’Association Des Jeunes Cinéastes Indépendants en 2015 avec Luc Finalteri et Guillaume Schmitt. C’est avec eux et avec Émilie Potet et Raphaël Pierre-Bloch que nous nous sommes associés en 2019 autour de la société de production Trois Jours De Marche. C’est dans cette structure que j’évolue et m’épanouis aujourd’hui avec les casquettes de producteur et réalisateur.»

[POURQUOI FILMEZ-VOUS?] «J’ai surtout envie de raconter des histoires. Le cinéma est, pour moi, l’outil ultime qui permet de raconter une histoire de manière complexe, complète et immersive. C’est aussi une manière de perpétuer un savoir ancien ou encore de mettre en lumière des personnes issues de cercles trop peu représentées. J’ai aussi le profond désir de pouvoir provoquer l’émotion chez l’autre à travers la narration. Mais, pour être tout à fait honnête, c’est essentiellement un moyen d’exprimer une vision afin d’exister, notamment à travers le regard de l’autre.»

[CULTES] «Angel Heart d’Alan Parker est un film qui m’habite et que je revois au moins deux fois par an. J’ai le souvenir de l’avoir découvert très jeune et il m’avait beaucoup marqué. Systématiquement quand j’écris, je trouve rapidement des similitudes et des références directes à ce film. J’ai énormément d’affection pour Constantine de Francis Lawrence. Je suis conscient que le film n’est pas un chef-d’œuvre mais il m’accompagne encore aujourd’hui. The Witch de Robert Eggers est à mes yeux un classique moderne de très haut niveau. Les Spider-Man de Sam Raimi (mais, en vrai, toute la filmographie de Sam Raimi) sont une véritable source d’inspiration pour moi. Dans un autre registre, j’ai grandi devant des Disney et notamment Dumbo de Ben Sharpsteen et Norman Ferguson, devant lequel je pleure presque autant que devant Interstellar de Christopher Nolan.»

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