« Ghost in the cell » : le thriller horrifique carcéral de Joko Anwar

Le cinéaste indonésien Joko Anwar présente cette semaine au Forum de la Berlinale son nouveau long-métrage, Ghost in the Cell, un thriller horrifique carcéral conçu comme un miroir des dérives de la société moderne. Le film suit les détenus d’un centre de correction indonésien dont les structures de pouvoir s’effondrent à l’arrivée d’un nouveau prisonnier, porteur d’une entité surnaturelle vengeresse qui traque les auras les plus sombres. Pour Anwar, la prison agit comme un laboratoire social où la hiérarchie, la violence et la moralité sont compressées dans un espace clos, révélant que si tous sont piégés dans le même système, les conséquences ne sont jamais égales pour tous. Le réalisateur, qui a collaboré pour l’occasion avec les producteurs de Parasite (Barunson E&A), refuse de traiter le fantôme comme une simple métaphore : l’entité est un personnage à part entière, doté d’une intelligence propre et né des traumatismes liés à la destruction environnementale et aux injustices judiciaires. Habitué à l’horreur (Modus Anomali : Le Réveil de la proie en 2012), Joko Anwar entend pousser le public international à s’interroger sur sa propre complicité face aux institutions et sur la normalisation de la corruption.

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