Pour sa 28e édition, le festival international du film fantastique de Gérardmer se tient en ligne du 27 au 31 janvier.
Le Covid n’a pas que des inconvénients, il incite à l’invention pour contourner les restrictions et poursuivre les activités. C’est le cas du festival de Gérardmer qui continue sous forme virtuelle mais d’une façon qui peut donner des idées à l’avenir pour étendre la portée du festival lorsque le moment sera venu de recommencer en vrai. Le fonctionnement consiste à mettre en vente un nombre de «places» virtuelles limitées, correspondant à la capacité des salles de Gérardmer. La forte demande de pass (déjà tous vendus) témoigne de l’attractivité du festival au programme varié.
Bertrand Bonello présidera un jury qui récompensera un film parmi les 12 en compétition officielle. Outre Teddy et La nuée, les deux films français très buzzés et déjà chroniqués sur le site, on pourra voir Anything for Jackson du canadien Justin Dyck, dans lequel un couple d’obstétriciens satanistes kidnappent une patiente enceinte dans l’espoir de faire revivre leur petit fils mort. Dans Boys from county hell de Chris Baugh (Irlande), une bande de pochetrons réveille un vampire local qui avait inspiré Dracula à Bram Stoker. Host, deuxième long métrage du très jeune Rob Savage raconte une partie de spiritisme par zoom. Un pur film Covid, donc, tourné pendant le premier confinement, avec des comédiens dirigés à distance. Mosquito State (Pologne/USA) de Filip Jan Rymsa qui s’est fait connaître en terminant The other side of the wind d’Orson Welles, raconte comment la santé mentale d’un analyste de Wall street se dégrade quelques mois avant la crise de 2008.
Possessor de Brandon Cronenberg suit une dirigeante de startup qui investit les corps de citoyens ordinaires pour leur faire commettre des meurtres sur commande. Dans Sleep de l’allemand Michael Venus, une mère se réfugie dans un village qui ressemble aux cauchemars dont elle essaie de se débarrasser. Encore une mère, Hana, enquête sur l’endroit où est mort le tueur en série qui a tué son fils dans Sweet river, premier long-métrage de l’australien Justin McMillan. The cursed lesson suit une mannequin qui pratique une forme de yoga génèrant des manifestations inquiétantes à mesure que ses adeptes progressent, par les coréens Kim Ji-han et Juhn Jai-hong. Direction la Suède avec The orther side de Tord Danielson et Oskar Mellander, inspiré d’un fait réel pour retracer l’histoire d’une mère qui s’installe avec sa nouvelle famille à côté d’une maison étrange. Enfin, dans The Stylist, Jill Gevragizian se rappelle son expérience de capillicultrice pour imaginer une coiffeuse dont la vie est bouleversée lorsque une de ses clientes se marie. Il y a aussi 11 films hors compétition, dont le très attirant Come true d’Anthony Scott Burns, qui suit une lycéenne en proie aux cauchemars, et une séance spéciale avec Aya la sorcière, dernier film d’animation de Goro Miyazaki. Coup d’envoi mercredi 27 janvier, remise des prix dimanche 31. Pour plus d’informations, cliquez ici.


![[L’ARBRE DE GUERNICA] Fernando Arrabal, 1975](https://www.chaosreign.fr/wp-content/uploads/2021/01/guernica-1068x594.png)