[EUPHORIA] Que vaut le second épisode spécial consacré à Jules?

Disponible sur OCS dès ce 23 janvier, J’emmerde tout le monde sauf les blobs marins, le second épisode spécial de la série Euphoria, met en lumière le personnage de Jules/Hunter Schafer, en miroir avec le premier focalisé sur Rue/Zendaya intitulé Trouble Don’t Last Always et diffusé en décembre.

Alors que l’idée d’un christmas special ouvre à une possibilité de rassemblement et de chaleur humaine, Trouble don’t last always, le premier épisode de fin d’année d’Euphoria avec Rue/Zendaya, semblait plutôt nous lâcher la main pour nous laisser face à notre terreur du monde. Vous imaginez que l’épisode consacré à Jules va panser toutes les plaies encore ouvertes? WRONG!

Moins enclavé par son format covidé, ce second segment s’ouvre sur un nouveau face à face: celui de Jules et de sa nouvelle psy (impeccable Lauren Weedman, aperçue autrefois dans la série Looking) mais s’abreuve davantage de visions extérieures, qu’elles soient réelles ou fabriquées. On respire. Mais on pleure aussi. Beaucoup. Après sa courte fugue, Jules se retrouve à ce carrefour, tant existentiel que sentimental, et s’ouvre probablement comme jamais elle ne s’est ouverte jusqu’à alors dans la série: son rapport aux hommes et à la féminité, sa relation orageuse avec sa mère, son regard incandescent sur Rue, ses amours imaginaires…

Elle s’ouvre, et nous on s’effondre, parce qu’Euphoria sait plus que jamais gratter là où ça fait mal. Il faut dire aussi que la BO frappe très fort, alternant un morceau de Lorde, un duo Billy Ellish/Rosalia, du Arca et… du Preisner en veux-tu en voilà, avec des passages musicaux entiers repris à la BO de La double vie de Véronique. C’est dire si à la fin de cette introspection ravagée et à l’avenir incertain, tout l’univers semble encore une fois s’affaisser sur nous. La joie d’être triste, elle est là.

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