Culte des années 90: Aerosmith – « Pink »

L’album Nine Lives, sorti en 1997, que les fans du groupe ont trouvé « un brin popeux », reste une étape importante dans la carrière de Aerosmith tant il contenait quelques bons gros morceaux, à l’instar du culte Hole in my soul (et son clip déchirant d’étudiant geek maltraité donnant naissance à une créature idéale pour le comprendre et ne voyant pas que l’amour l’observait en secret) ou encore Pink, qui a laissé une marque durable dans la pop culte, pour différentes raisons.

L’une d’entre elles étant la reprise du titre par Ariana Grande. Seulement 48 secondes, et on ne sait pas bien pourquoi une telle durée…

Écrite par Steven Tyler et les auteurs-compositeurs professionnels Richie Supa et Glen Ballard, cette chanson reste marquante pour une performance de Steven Tyler à l’harmonica au début, ainsi que par un rythme de basse fort tout au long de la chanson, et un mélange de guitares acoustiques et de guitares électriques qui s’entrechoquent tout au long des couplets, commençant par le mot « pink » (rose, en anglais, of course). Par exemple, y est chanté: « Pink it’s my new obsession », « Pink it’s not even a question », « Pink on the lips of your lover ». Mais sous couvert de décliner la couleur rose pink kawaï pop, c’est évidemment une chanson très cul façon Gainsbourg où la fascination répétée pour le rose va de pair avec une fascination pour la chair, au gré d’un refrain fascinant au-delà du raisonnable.

Au-delà de tout, il y a ce clip (ci-dessus), diffusé et multi-diffusé sur MTV alors, qui utilise des images de synthèse pour transformer les visages des personnages en d’autres corps. Une variété de personnages aléatoires se mêle aux membres du groupe qui se déplacent vers la caméra, se transformant en différents personnages (par exemple, Joe Perry en centaure, Brad Whitford en petit garçon, Steven Tyler en squelette, et un garçon déguisé en lapin de Pâques). Le clip a été diffusé pour la première fois le 11 novembre 1997 et on le doit à un clippeur virtuose, Doug Nichol, qui a également mis son talent au service de Sting, Lenny Kravitz, Madonna ou encore Pulp. Grâce à lui, les hommes de Boston découvrent les joies du «face swap» grâce à un gros budget. Derrière ce clip, une « petite » société française baptisée Midi Minuit. Et pour ceux qui veulent découvrir les autres clips du Doug, cliquez ici. On lui doit même un curieux film-documentaire sur la machine à écrire intitulé California Typewriter, avec Tom Hanks, Sam Shepard et John Mayer au casting.

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