Culte des années 80: Brian Auger – « Night Train To Nowhere »

« Virtuose de l’orgue Hammond » pour Herbie Hancock, « sorcier des claviers à pédalier » selon Jimmy Smith. Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas, Brian Auger est un précurseur naviguant à vue, entre jazz, blues et rock post-yéyé, dans les chauds quartiers du « Swingin’London ». Et ce n’est pas parce qu’il a travaillé avec des superstars comme Jimi Hendrix, John McLaughlin et Rod Stewart tout au long de sa carrière qu’il va bouder l’italo disco dans les années 80. De la super bonne italo disco, d’ailleurs.

Le parcours du claviériste britannique qui s’est retrouvé dans un studio d’enregistrement milanais au milieu des années 80 et a enregistré son dernier album connu au cours de cette décennie, est un excellent exemple de l’emprise contagieuse du phénomène italien. Fusionnant puissamment des décennies d’éducation au rock et au jazz avec l’hystérie synthétique de l’époque (et de la culture), le résultat est un classique downtempo qui a trouvé sa place sur de nombreux dancefloor. Bizarre? Oui. Et on aime ça.

NB. On préfère mille fois la version instrumentale ci-dessous:

à celle avec les voix dessous, beaucoup moins planante:

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