« You’ll never find me » de Indianna Bell et Josiah Allen: huis clos roublard et partiellement impressionnant chez Shadowz

Un mobile home, un orage dans la nuit. À l’intérieur, un homme éveillé, on ne sait pas vraiment pourquoi. Une jeune fille tape à la porte: elle ne porte quasiment rien sur elle. Elle cherche un téléphone. L’homme n’en a pas. Mais la tempête oblige l’étrange invitée de se mettre un peu au sec. L’homme est bougon. Elle est bizarre. Méchante ambiance.

OUI, vous l’avez compris, You’ll never find me est un huis clos concept, le genre qu’on fait quand on a les idées et pas l’argent (Cube, Buried, Saw, À l’intérieur, Méandre…). Sauf que celui-ci n’a pas ce petit truc un peu gadget. À vrai dire, c’est même très impressionnant durant toute sa première demi-heure: sa manière d’exploiter et filmer son espace pourtant réduit, transformant ce pauvre boui-boui en véritable maison hantée qui craque à chaque instant, où chaque ténèbre bouchée semble contenir une clef, un secret, où chaque bruit incrimine une potentielle troisième présence.

On l’avoue, on se fait attraper par le col. Seulement voilà: ce premier long-métrage signé par un tandem écumant les festivals avec leurs courts-métrages aurait dû rester au format réduit. Presque 1h40 pour un monsieur furax tirant la gueule à une potentielle illuminée, ça fait beaucoup: les échanges sont vides, on tourne en rond, on se frôle, on se sourit puis on se menace. Il ne la retient pas, mais elle ne part pas. Et nous, on est là… de moins en moins patient. Cette maestria qui vire à l’exercice de style boursouflé se perd dès lors que la situation se transforme. Et le film de s’enfoncer, avant de prendre le chemin du twist interdit (on vous laisse deviner lequel). Ne négligeons cependant pas le talent naissant de ce duo, et attendons de voir la suite… J.M.

Visible sur Shadowz / 1h 36min | Epouvante-horreur, Thriller
De Indianna Bell, Josiah Allen | Par Indianna Bell
Avec Jordan Cowan, Brendan Rock, Elena Carapetis

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