[CRITIQUE] DEAD SILENCE de James Wan

Un homme revient dans sa ville natale pour enquêter sur la mort mystérieuse de sa femme. Au fur et à mesure de ses recherches, il apprend que ce meurtre pourrait avoir été commis par le fantôme d’une ventriloque continuant à vivre à travers ses marionnettes…

Dead Silence est le second long métrage qui scelle la collaboration entre James Wan et Leigh Whannell, respectivement cinéaste et scénariste de Saw. Entre les deux films, ils ont partiellement participé aux scénarii des autres épisodes de la franchise en donnant une confiance un peu trop aveugle à l’inepte Darren Lynn Bousman. Là où ils auraient sans doute mieux fait d’en rester au premier volet nihiliste et retors. Astucieusement, les deux amis privilégient avec Dead Silence une forme très classique de fantastique ouaté et oublient la surenchère gore tapageuse. Sur le papier, ce n’est pas nécessairement un mauvais choix.

Pourtant, le schéma manipulateur reste similaire avec la même bande-son de Charlie Clouser, le même personnage principal taraudé par la culpabilité et surtout le même twist final, totalement inattendu. Malgré l’excitation qui découle de ces redites mécaniques, on ne peut pas dire que les deux loustics révolutionnent le frisson ventriloque à base de poupées maléfiques. La progression dramatique, un brin laborieuse, est suffisamment naïve et désuète pour faire passer le pourtant très mou Magic de Richard Attenborough et surtout le film à sketches Au cœur de la nuit, comme parangons éternels d’un genre rare. Lors d’une représentation théâtrale, un pantin est caché sous le siège d’un enfant. Impossible de ne pas y voir une allusion au Poltergeist de Tobe Hooper. De temps à autre, on pense aussi à l’esprit de la Hammer, à Mario Bava, à Dario Argento, à Edgar Allan Poe, à Tod Browning. On pense à tout sauf au film, trop imprécateur et roublard pour donner l’illusion d’un divertissement honnête.

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