« Companion » de Drew Hancock : un épisode de « Black Mirror » upgradé, aussi explosif qu’un pétard mouillé

LES ETOILES DE LA REDAC

Morgan Bizet
Gérard Delorme

Attention, derrière vous. Josh et Iris semblent incarner le couple parfait. Mais lors d’un week-end entre amis qui vire au drame, un secret bien gardé fait tout basculer…

De grandes espérances… et le grand plouf. On se souvient de Barbare comme l’une des surprises horrifiques les plus marquantes de l’année 2022. Poussant plus loin la perversité à mesure des twists dans une narration en poupée gigogne, le premier long-métrage de Zach Cregger dépassait allègrement les pièges du film de malin. On retrouve la même équipe derrière Companion (dont Cregger à la production) de Drew Hancock, dont c’est également le premier film. Ce scénariste de métier s’est fait les dents sur des scripts de série comiques ou comico-horrifiques (Suburgatory, My Dead Ex), et Companion poursuit dans cette veine: l’histoire d’amour en apparence idyllique entre Iris et Josh est trop belle pour être vraie et l’on voit très vite que quelque chose cloche. Lors d’un week-end dans la villa d’un milliardaire russe, la romance tourne au drame.

On pourrait se montrer peu scrupuleux à l’idée de dévoiler le secret de Companion, mais la promo du film s’est mise une balle dans le pied en dévoilant très vite le gros twist central du film. C’est sans grande surprise que l’on découvre qu’Iris est en fait la sex doll ultra sophistiquée et technologique de Josh, et toute l’histoire d’amour à laquelle elle croit n’est qu’un amas de souvenirs artificiels. Heureusement, ce n’est pas le seul twist du film, mais il serait malhonnête de ne pas admettre que toute la première demi-heure du film, qui fonctionne sur le flou autour de la nature d’Iris et sur sa relation avec Josh, perd tout son intérêt. Là où le bât blesse, c’est que même en l’ignorant, on devine peut-être trop vite que quelque chose ne va pas: personnages creux, jeu caricatural des acteurs secondaires, image surannée.

Une fois la bascule scénaristique amorcée, le film se transforme en gentil slasher rigolo, sorte d’épisode de Black Mirror upgradé, trop long pour son bien. Tout juste le temps pour le film de filer sa parabole post #MeToo qui fonctionne grâce au resserrement sur la confrontation entre les personnages incarnés par Jack Quaid, décidément très bon en douchebag (souvenez-vous de Scream 5), et Sophie Thatcher, la Mercredi Addams qu’on mérite. Pas complètement raté, ni vraiment réussi, Companion est juste un film d’horreur tiédasse qui aurait davantage eu sa place sur plateforme plutôt qu’en salles. Soit l’opposé de Barbare

29 janvier 2025 en salle | 1h 37min | Epouvante-horreur, Romance, Science Fiction, Thriller
De Drew Hancock | Par Drew Hancock
Avec Sophie Thatcher, Jack Quaid, Lukas Gage
On pourrait se montrer peu scrupuleux à l'idée de dévoiler le secret de Companion, mais la promo du film s'est mise une balle dans le pied en dévoilant très vite le gros twist central du film. C'est sans grande surprise que l'on découvre qu'Iris est en fait la sex doll ultra sophistiquée et technologique de Josh, et toute l'histoire d'amour à laquelle elle croit n'est qu'un amas de souvenirs artificiels. Heureusement, ce n'est pas le seul twist du film, mais il serait malhonnête de ne pas admettre que toute la première demi-heure du film, qui fonctionne sur le flou autour de la nature d'Iris et sur sa relation avec Josh, perd tout son intérêt."Companion" de Drew Hancock : un épisode de "Black Mirror" upgradé, aussi explosif qu'un pétard mouillé
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