Jeudi 11 avril prochain marquera la fin d’un long marathon de visionnage de films pour Thierry Fremaux et son équipe. Comme chaque année, il y aura des heureux et des déçus. Alors que les pronostics pullulent sur le net et dans les pages des journaux (Coppola? Oui? Non? Quel blockbuster pour accompagner Furiosa? etc.), Fremaux s’est offert une première sortie dans la presse (chez Variety), afin de faire monter une dernière fois la sauce avant l’annonce fatidique de la Sélection Officielle.
Interrogé sur le choix renouvelé d’un film français pour ouvrir le Festival, après Coupez! et Jeanne du Barry, Thierry Fremaux a répondu: «Rappelons que le film d’ouverture doit sortir dans les salles françaises le jour même de sa présentation à Cannes. À cette condition, on ne nous a pas proposé de film international». Le Festival n’a pas perdu de son aura, malgré la forte concurrence de Venise et ses productions américaines à la chasse aux Oscars. 2000 films auraient été soumis au comité de sélection, et les demandes d’accréditation ont augmenté de 20%, d’après Fremaux.
Attendu au tournant sur les films américains, qui risquent d’être à la peine cette année à Cannes, Fremaux n’a pas fait de langue de bois: «Nous savons tous que 2024 est un peu une année sabbatique, du moins au premier semestre. Beaucoup de productions US initialement prévues pour 2024 sortiront en 2025. Mais le cinéma américain sera encore très présent à Cannes cette année». Non sans exprimer quelques regrets sur la sortie fin février de Dune 2, qu’il aurait bien aimé projeter à Cannes. Mais Furiosa, Andrea Arnold, Yorgos Lanthimos, peut-être Guadagnino et le fantasme Megalopolis de Francis Ford Coppola, c’est pas mal, non?
Au sujet de ce dernier, Thierry Fremaux insiste: «Francis Ford Coppola a construit la légende du Festival et ce serait un honneur de l’accueillir à nouveau pour présenter son nouveau film». En espérant que le réalisateur d’Apocalypse Now et Conversation Sécrète, tous deux palmés, a lu Variety. Patience, patience. M.B.
