[CANNES 2024] GAZETTE CHAOS DU FESTIVAL – JOUR 1

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La première partie du Napoléon d’Abel Gance, œuvre mythique du cinéma muet, a été projetée au Festival de Cannes. Du travail de titan qui a demandé plus d’une quinzaine d’années de restauration. Un siècle après son tournage, c’est la première des deux parties du film, d’une durée de 3h40 sur 7h00, présentée en ouverture de Cannes Classics. Sous la houlette de la Cinémathèque française, une petite équipe a collecté près de 100 kilomètres de pellicules dispersés aux quatre coins du monde, de New York à l’Italie en passant par le Danemark, pour reconstituer cette version qui se veut fidèle à l’œuvre d’origine. Relatant la jeunesse de Napoléon, jusqu’aux débuts de la campagne d’Italie, le film, projeté pour la première fois en 1927, est porté par un souffle épique, truffé d’innovations visuelles et narratives (dont une fameuse fin en triptyque, sur trois écrans en simultané). Le budget de la restauration est estimé entre 2 et 2,5 millions d’euros. Et comme on peut le voir sur cet extrait, c’est éblouissant.

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