On vous en parlait en 2023 à l’occasion de la sortie du jeu, Blasphemous 2 est l’un des meilleurs 2D souls-like sortis ces dernières années. Subtil mélange de platformer et de metroidvania à la From Software, le jeu de The Game Kitchen est aussi une œuvre à la beauté stupéfiante, travaillant son pixel-art pour en tirer des tableaux autant inspirés par Goya que par le folklore religieux andalou. Incarnant un pénitent parcourant des terres bien peu accueillantes, le joueur y fait l’expérience de la souffrance et de la culpabilité, son parcours expiatoire étant intimement lié aux mécaniques de jeu.
Pour celles et ceux ayant déjà parcouru le jeu dans plusieurs sens, une excellente nouvelle – à laquelle nous n’avons goûté que récemment – était annoncée pour le 31 octobre dernier. Blasphemous 2, comme le premier titre de la série, recevait à cette date une double rasade de contenus. La première, offerte gratuitement via une mise à jour, étendait considérablement deux zones du jeu, et présentait de nouveaux challenges de plateformes ainsi que de nouvelles mécaniques associées (dont une d’ailleurs très inspirée de Prince of Persia: The Lost Crown, l’un des sérieux concurrents prêchant pour la même paroisse que notre pénitent). En revenant sur le jeu quelques mois après, nous avons également noté une nette amélioration de certaines interfaces, notamment dans la présentation de la map du jeu qui indique désormais plus en détails les personnages avec lesquels le joueur peu interagir.

Enfin, The Game Kitchen en a profité pour sortir son premier DLC payant, intitulé Mea Culpa. S’incluant de manière très organique dans la mise à jour globale, celui-ci donne accès à deux nouvelles zones inédites, dont l’une faite de mausolées enneigés dans laquelle on a adoré se perdre, un peu comme une balade au Père-Lachaise en plein mois de février. De nombreux nouveaux ennemis, deux nouveaux combats de boss, plusieurs PNJ et missions inédites et bien sûr une nouvelle arme (le nom du DLC est basée sur cette dernière): ce Mea Culpa n’a rien du plaisir coupable et tout de la vraie bonne extension, de celles qui donnent envie de se perdre à nouveau dans le jeu ou d’en découvrir pour la première fois les grâces éternelles.



