Avant « The Brutalist », « Vox Lux », ce film (très) étrange de Brady Corbet annonçant « Trap » et « Smile 2 »

Il y a au moins deux raisons de rattraper Vox Lux (2018), jamais sorti en salles en France. En tant que précédent film de Brady Corbet, il annonce sous forme embryonnaire certains motifs de The brutalist. Par ailleurs, il semble avoir inspiré formellement deux films récents, Smile 2 et Trap. Pour ne pas affaiblir sa capacité à surprendre, particulièrement puissante dans sa première partie, on en dira le moins possible. Mettons qu’il raconte sous forme satirique l’ascension de Celeste (Raffey Cassidy), adolescente devenue chanteuse par hasard, avant d’être repérée par un producteur cynique (Jude Law), qui va faire d’elle une star, avec l’aide ambigüe de sa sœur (Stacy Martin). Dans une deuxième partie qui se déroule une quinzaine d’années plus tard, le personnage est incarné par Natalie Portman dont la fille a l’âge qu’elle avait lorsqu’elle a débuté (elle est donc jouée par la même actrice, qui incidemment joue aussi la mère et sa fille dans The brutalist). Portman refait un peu Black Swan en incarnant la star qui n’a pas réussi à éviter les pièges de la célébrité. Le dernier quart d’heure est consacré à un concert qui dure beaucoup trop longtemps pour ce qu’il a à raconter. Manifestement, le film a connu des problèmes. Peut-être que Natalie Portman n’a été présente que pendant un temps limité, incitant la production à utiliser tout ce qu’elle a tourné, avec pour résultat un film déséquilibré qui laisse l’impression d’être trop court et incomplet. Il contient quand même beaucoup d’éléments qui ont ouvert la voie à The brutalist, ce qui rend sa vision indispensable et passionnante.

1h 50min | Drame, Musical
De Brady Corbet | Par Brady Corbet
Avec Natalie Portman, Jude Law, Stacy Martin

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