Le Chaos enquête avant l’annonce de la sélection de Cannes 2019 et se demande si le réalisateur de Tesnota a ses chances sur la Croisette.
PAR GAUTIER ROOS
1945, Leningrad. Peu après le siège qui vient de ravager la ville, on suit les tribulations d’Iya et Masha, deux jeunes femmes de retour du front déterminées à reconstruire leur vie sur les ruines de l’après-guerre.
27 ans, et déjà comme un grand. Révélation de Cannes 2017 où il a pris d’otage la critique avec son coup d’éclat Tesnota, une vie à l’étroit, le prodige de la génération 1991 est vivement attendu cette année, après avoir honoré une place dans le jury Un Certain Regard l’an passé.
On attend évidemment beaucoup de ce 2e long métrage mis en branle par le protégé d’Alexandre Sokourov. Comment ça, enfin un drame historique dans l’Est où on n’est pas saisi par un bâillement précoce ?
Pourquoi ça sent bon : Des sources proches des instances officielles le voient même intégrer en grande pompe la compétition officielle. Pas trop le choix : on s’aligne sur la fiabilité (jamais douteuse) du parti.
Pourquoi ça pourrait coincer : Le tournage aurait débuté en octobre dernier, ce qui ne dissipe pas tous les doutes quant à la finalité du produit. Wild Bunch n’a pas encore laissé trop d’infos filtrer jusque-là, bien que le film ait été rajouté récemment au carrousel de son site international : si la prudence est de mise, ça sent quand même très bon.

