« Killroy Was Here »: ce film d’horreur inédit de Kevin Smith vendu aux enchères cet été aux Etats-Unis

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Parallèlement aux retrouvailles-que-vaille de Clerks III, Kevin Smith s’est lancé dans le pari fou de Killroy Was Here. Du cinéma joyeux et fauché qui, loin du confort des productions usuelles, renoue avec le bon vieux système D.

À l’origine, Kilroy was here (avec un seul « l ») est un célèbre graffiti qui se compose généralement d’un dessin schématique représentant un personnage avec un gros nez, timidement caché derrière un mur, et du texte en anglais: «Kilroy was here» («Kilroy était ici»). Le titre fait référence à une expression de la culture pop américaine rendue célèbre durant la Seconde Guerre mondiale et cela a suffi à donner envie à Kevin Smith de se lancer dans un pari, à l’abri des studios et des conventions, en partenariat avec l’Université d’Art et de Design Ringling: développer ce qui se présente au départ comme un film de monstre qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes en 2017.

Cinq ans après, le projet a changé, conçu de façon empirique, comme une anthologie fantastique dans la veine de Creepshow où une créature tue des adultes diaboliques à la demande d’enfants victimes. Ainsi, dans Killroy was here (avec deux « l »), Kevin Smith et les étudiants l’ayant accompagné sont partis de cette légende pour tirer un drôle de film à sketch. « Killroy est comme le Golem, le Boogeyman et la Faucheuse combinés », indique le cinéaste, qui initialement voulait faire un film à sketches sur le Krampus, cette créature mythique anthropomorphe et munie de cornes, fréquemment décrite comme « mi-chèvre, mi-démon » et présente dans un certain nombre de folklores européens. Avant d’être devancé par des projets concurrents.

Kevin Smith connait bien les us et coutumes du système D pour avoir réalisé avec quasi rien le premier Clerks en 1994. Killroy Was Here se voit simplement comme une expérience de do it yourself et de transmission à de jeunes artistes pour qu’ils ne perdent pas de vue le sens de leur passion et le goût de leur art. Et Smith de se réinventer, mine de rien. Le résultat, terminé en 2022, a été mis aux enchères cet été en tant que NFT (jeton non fongible), sur Secret Network (une plateforme de vente d’œuvres numériques). Une curiosité donc, à découvrir avant son Clerks III. T.A.

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