« Swallow »: Haley Bennett en Julianne Moore chez Todd Haynes

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«I’m proud to swallow», disait feu Anna Nicole Smith. C’est aussi le crédo de Hunter, femme au foyer mimi comme tout, coincée dans une belle prison dorée. Pour apaiser sa conscience et maîtriser ses angoisses, elle avale tout ce qui lui passe sous la main, augmentant sensiblement de dose et de taille d’objet au fil de sa névrose. Malgré le pitch foldingue, ce serait faire fausse route d’en imaginer du gros body horror Cronenbergien ou ultra bis: Swallow dirige plutôt ses phares sur le mythique Safe, de Todd Haynes, manifestement son influence première quant à son regard sur cette maison de poupée qui prend soudainement feu. On apprécie aussi la capacité du réalisateur Carlo Mirabella-Davis de sortir de son modèle mastoc en fouinant dans cette pulsion d’auto-destruction tout en amenant vers un beau discours féministe. On en reparlera lors de sa sortie en salles le 15 janvier en France.

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