[60 ANS DE SEMAINE DE LA CRITIQUE] Nos 60 films préférés

L’Institutrice (2014)
De Nadav Lapid, avec Sarit Larry, Avi Shnaidman, Lior Raz, Ester Rada
Trois ans après la déflagration Le Policier (Prix spécial du jury à Locarno), Nadav Lapid s’ouvrait les portes de Cannes avec L’Institutrice, sélectionné à La Semaine de la Critique. A l’image de son coup d’essai, c’est une charge critique contre la société israélienne. Le cinéaste, diagnostiqué surdoué pendant son enfance comme le jeune protagoniste du film, signe une œuvre aux relents autobiographiques: la relation ambigüe entre une institutrice et son élève, en qui elle décèle un don inné pour la poésie, qu’elle défendra envers et contre tous. Sans jamais convoquer une imagerie fantastique, Nadav Lapid parvient à instaurer un climat étrange et fascinant lorsque l’enfant est pris de folies créatrices, inventant des haïkus inouïs. Par son mystère, son ambiguïté et son désir de liberté et d’art, L’Institutrice est une œuvre qui a fait date dans le cinéma israélien contemporain, et a affirmé le statut de Nadav Lapid parmi les cinéastes les plus importants de sa génération. On retrouvera le réalisateur pour sa première sélection en Compétition Officielle cette année à Cannes avec Le genou d’Ahed. M.B.

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