[60 ANS DE SEMAINE DE LA CRITIQUE] Nos 60 films préférés

Le joli mai (1963)
De Chris Marker
Avec Chronique d’un été de Rouch et Morin, peut-être le film le plus INA compatible de l’histoire, à un moment où la France du général s’embarque (voix de speaker nasillarde) «sur l’autoroute du changement!». Nous sommes en mai 1962. Les Accords d’Évian entérinent la fin des événements en Algérie, les gens de goût écoutent Charles Aznavour ou Isabelle Aubret, l’aristocratie intellectuelle se réfugie dans la revue Arts, 5 colonnes à la une bat son plein dans le poste (dans le poste de ceux qui ont un poste). Et les parisiens ont la parole. L’introspection d’une époque, ses rêves, ses refoulements, son indifférence aussi à l’égard des grands problèmes de notre temps: avant que le fond de l’air ne vire au rouge, le Paris de l’avant 68 n’a jamais peut-être jamais été aussi bien saisi… Un film qui aura marké son époque (oui, nous avons osé). G.R.

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