[60 ANS DE SEMAINE DE LA CRITIQUE] Nos 60 films préférés

A Bigger Splash (1974)
De Jack Hazan
Ce mélange de fiction et de documentaire aurait pu s’appeler «peindre ou faire l’amour» s’il ne faisait pas référence au titre d’un tableau signé Hockney en 67. On y voit une personne (dont on ne voit ni le corps ni le visage) faisant une «éclaboussure» en plongeant dans une piscine. Le film, né de la rupture entre David Hockney (peintre underground du Swinging London) et Peter Schlesinger (son modèle et amant de l’époque) est à l’image du tableau (doux et énigmatique, en somme) et nous invite à plonger dans les eaux troubles de la création pour en disséquer le passionnant mécanisme. C’est très étrange et très séduisant. Mais cela nécessite que le spectateur laisse tous ses préjugés à l’entrée de la salle et se fonde sans arrière-pensée dans ce monde tout en miroitements, en illusions et en fantasmes. LR

Les articles les plus lus

spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!