Nous sommes en 2010. Shinichi est un professeur incompétent qui a une famille et une vie minable : ses élèves se foutent de sa gueule, sa femme le trompe et sa fille se prostitue. Que faire alors pour se sortir de la grisaille quotidienne ? Et s’il se fabriquait un costume de Zebraman, le héros éponyme qu’il suit depuis son enfance ? Et s’il allait faire la justice ? Et s’il sauvait tout le monde d’une invasion extra-terrestre ?
Très attendu parce qu’il rend hommage au monde du Tokusatsu (séries télévisées nippones de super-héros, ringardes et si jouissives qu’on matait quand on était mômes), Zebraman, l’un des derniers Takashi Miike (ce qui signifie qu’il en a tourné une myriade depuis…), recèle quelques bonnes idées mais authentifie un paradoxe alarmant que One Missed Call, film de trouille excellemment mis en scène, prédisait : Miike s’améliore d’un point de vue visuel, à tel point que sa folie en fait parfois les frais. On pressent que Miike emprunte la même voie qu’un John Waters (ce qui est très loin d’être déshonorant vu que le parcours du réal de Pink Flamingos est exemplaire). Et Zebraman semble confirmer ces soupçons, malgré des gags frôlant souvent le degré zéro, malgré un combat final affreusement laid entre un blob dégueulasse et un super-héros golmon… On peut prendre ça comme une affreuse bonne nouvelle. Alors qu’on espérait sans trop y croire une sortie en France, StudioCanal Video crée la surprise en annonçant l’arrivée de Zebraman directement en DVD pour début 2006… quelques jours avant la sortie des 4 Fantastiques sous la bannière de Fox !
