Qu’il a fait fantasmer toute une frange de gamer ce Twilight Princess. Annoncé en grande pompe à l’E3 2004 avec ce qui est peut-être le meilleur trailer de l’histoire de jeu vidéo, cet opus faisant la transition entre la Gamecube et la Wii se devait convaincre les déçus de The Wind Waker et son design enfantin. Car l’argument principal de Twilight Princess, c’est ce ton “mature” hérité des épisodes N64, notamment incarné par le Royaume du Crépuscule, monde parallèle que le joueur est amené à visiter plusieurs fois dans l’aventure. Comme beaucoup d’autres Zelda, Twilight Princess superpose deux mondes, deux versions d’Hyrule qui entrent en conflit (l’une, la dimension parallèle, voulant envahir l’autre, Hyrule). Sauf que l’entrée dans le monde crépusculaire provoque une mutation chez Link : il se transforme en loup (attribut qu’il partage avec un autre Zelda-Like de l’époque : le génial Okami). Aidé par Midona, la princesse du crépuscule du titre, il peut traverser ces zones hautement hostiles en utilisant ses sens surdéveloppés au détriment de la perte de son arsenal.
Certes très (trop ?) classique dans son déroulement, Twilight Princess reste encore aujourd’hui, 20 ans après sa sortie, un digne représentant de The Legend of Zelda. Tout ce qui tient de la particularité de la saga est une réussite : 8 donjons de très bonne qualité, dont certains parmi les meilleurs de la saga (Temple Abyssal, Temple du Temps, et surtout les étranges et savoureuses Ruines des Pics Blancs), des personnages marquants (mention spéciale à Midona, rare sidekick agréable de la saga), des items originaux (à quand un retour de l’aérouage ?), des énigmes et de boss tortueux. En bref, une vitrine luxueuse de la série. Pourtant, le jeu commence à accuser le coup de l’enfermement de la formule des Zelda, que Skyward Sword finira par achever. Déplacements à cheval, zones redondantes et peu inspirées sont autant d’éléments qui viennent plomber une exploration en berne.



