Objet d’un drôle de culte chez certains joueurs, The Minish Cap est l’épisode solo le plus faible de The Legend of Zelda. Derrière son design mignon et son concept ludique – le jeu sur les échelles par le biais d’un chapeau magique donnant à Link une taille lilliputienne – cet épisode exclusif à la Game Boy Advance cumule quelques tares de certains titres de la saga : facilité déconcertante, donjons oubliables (à part les deux derniers), quête principale maigrelette. D’où l’impression de jouer à un “Zelda pour les nuls”, idée loin d’être bête pour une saga qui approchait alors ses 20 ans et s’ouvrait à un public jeune via une nouvelle génération de console capable d’afficher du 16 bits.
Fort de son expérience sur les épisodes frères Oracle Of, le studio Flagship joue très bien son rôle de sous-traitant sur The Minish Cap. Le jeu reprend quelques effets de l’épisode Gamecube sorti un an plus tôt (The Wind Waker) et en imite presque la patine cartoonesque. Les concepteurs se permettent d’inclure une nouvelle ethnie, les Minish, et surtout un méchant original et charismatique, Vaati. Le point fort de The Minish Cap se trouve plutôt dans ses “à côté”, comme sa longue quête secondaire des Fragments de bonheur qui remplace en partie la quête des échanges introduite dans Link’s Awakening. En plus d’interactions obligatoires pour la progression de l’aventure, cette quête permet d’étoffer l’univers du jeu et la caractérisation de certains PNJ (personnages non jouables). En bref, bien qu’inabouti, The Minish Cap fait peut-être figure de meilleure porte d’entrée dans la grande saga qu’est The Legend of Zelda.



