« The Legend Of Zelda », 40 ans : « Tears Of The Kingdom » (2023, Switch, Switch 2)

Oui, il y a mieux que Ocarina Of Time. Tears Of The Kingdom pour commencer, dernière itération 3D à ce jour de la série, est une évidence pour ouvrir ce podium. Jeu démesuré (pour une console de la puissance d’une Switch), cette suite directe de Breath Of The Wild fait le pari de repartir sur les bases de son prédécesseur (moteur graphique et personnages secondaires), jusqu’à, ô sacrilège, se dérouler sur la même carte. Ce qu’il perd en émerveillement de la première découverte, il le gagne en mise en scène, surprises et profondeur de gameplay.

En 30 ans d’expérience de joueur, je n’ai connu que très peu d’équivalents à ce saut depuis des îles célestes (idée magnifique que de verticaliser un jeu au départ très horizontal) vers la terre ferme, avant de m’enfoncer dans des profondeurs insoupçonnées, l’envers d’Hyrule plongé dans le noir total, toujours dans le même mouvement. Tears Of The Kingdom c’est l’apogée du jeu bac à sable. Comme Breath Of The Wild, on peut le prendre par le bout qu’on souhaite, le finir en une dizaine d’heures ou bien étirer l’expérience sur des centaines d’heures, en profitant du système de gameplay approfondi : fusion des objets pour créer armes et accessoires uniques, télékinésie, retour en arrière sur plusieurs secondes, infiltration de plateformes solides pour les traverser de part en part. Des pouvoirs qui viennent répondre aux critiques des joueurs qui se plaignaient des objets cassants et des séances d’alpinisme interminables de l’épisode précédent. Surtout, des pouvoirs qui permettent au joueur de modeler davantage son aventure, de jouer avec la physique du jeu, de découvrir des secrets insoupçonnés, même par les développeurs du jeu.

Et Tears Of The Kingdom a eu la bonne idée de se réconcilier avec les donjons qui ont fait la renommée de la saga. Sans en égaler les meilleurs, certains donjons reviennent à une formule plus classique (les Temples du vent, de la foudre, de l’esprit) ou bénéficient d’une mise en place époustouflante (la découverte du Temple de l’esprit, les ascensions pour atteindre les Temples de l’eau et du vent). L’accomplissement de la modernisation de The Legend of Zelda.

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