« The Legend Of Zelda », 40 ans : « Skyward Sword » (2011, Wii, Switch)

Autre jeu mal-aimé, Skyward Sword représente le stade terminal du Zelda classique. Un jeu qui aura permis une remise en cause de la saga et un virage vers le monde ouvert et l’exploration avec les épisodes Switch. Pourtant, on aurait tort de limiter Skyward Sword à ce rôle de pivot. Car si les déplacements dans les airs (la grande promesse initiale du jeu) sont finalement décevants, la faute à une carte du monde étonnamment vide et une fragmentation îles célestes/terres du bas très frustrante, Skyward Sword contient parmi les meilleurs donjons de toute la saga : la Raffinerie de Lanelle, la Grande Caverne Antique et le Galion des Sables pourraient aisément terminer dans un top 10.

À cela s’ajoutent des environnements charmants (notamment Lanelle et ses déplacements en bateau) et surtout des items particulièrement originaux (le fouet, le scarabée télécommandé…) qui profitent de la maniabilité à la Wiimote, censée épouser les mouvements du joueur. Un système capricieux, mais qui a été largement remanié dans le remake HD sur Switch, et qui donne plus d’intérêt encore aux combats et à certaines énigmes. Les combats de boss sont d’ailleurs parmi les meilleurs des Zelda 3D. Oui même Ghirahim, principal antagoniste du jeu, sorte de dandy kitsch particulièrement crispant qui donne lieu à des joutes mémorables à l’épée. En bref, un très bon épisode de la Légende de Zelda, sûr de ses forces, et souffrant en parallèle de faiblesses inhérentes à la saga depuis au moins The Wind Waker, ici poussées à leurs paroxysmes, et justifiant un reboot complet de la structure des jeux. Un jeu pile à sa place, aux portes du top 10.

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