Mandico par ci, Mandico par là: même en pause, toujours actif, un bras ici, trois bras là-bas. Pour le festival de Locarno, il s’est amusé à rester dans la dimension très méta de Ultra Pulpe et de Conan la Barbare (toujours en montage) avec The Last Cartoon, sept minutes de divagations nonsensiques sur le tournage d’un film imaginaire, noyées dans des bons mots et des visions de performances extravagantes où l’on croise bien sûr les inusables Elina Löwensohn, Paula Luna, Nathalie Richard…

Dans notre rubrique L’invité de Minuit, on aimait justement demander si on continuerait à faire du cinéma en 2050 : The last cartoon semble y répondre à nouveau en échafaudant ses théories cannibales et juteuses sur le futur: «La beauté sera intérieure, ou ne sera pas…l’extérieur sera terreur», «L’avenir sera gazeux et l’espoir chewing-gum», «Le cinéma est un singe qui joue avec son argent dans une chambre dévastée…». Après Boro et Zuzu, c’est au théâtre Panique, initié par Arrabal et Jodorowsky auquel on pense, jusqu’à la présence, guère innocente, de David Noir, grand habitué des planches et de pièces décadentes et trash. Sans queue ni tête, une recréation exaltée et punk comme on les aime. J.M.
