Cinéaste très populaire dont le succès déborde largement les frontières de la Corée, Bong Joon Ho trouve toujours le moyen de glisser dans ses divertissements quelques observations politiques bien senties. Et s’il était le plus subversif des cinéastes coréens? Avant le sacre de Parasite, BJH réalisait une sorte de miracle avec The Host.
Séoul, de nos jours. Sur les bords du fleuve Han, les cinq membres de la famille Park coulent des jours paisibles autour de leur petit snack. Jusqu’au jour où, des profondeurs du fleuve, surgit une créature terrifiante et inconnue qui sème la mort et la désolation. Avant de replonger, elle s’empare de la petite dernière de la famille, Hyun-seo, et l’entraîne avec elle. Persuadée que Hyun-seo est toujours vivante, sa famille décide de partir à sa recherche. Bravant la quarantaine imposée par les autorités, pourchassée par le gouvernement et les militaires, la famille Park s’engage alors dans une course-poursuite haletante, des berges du fleuve Han jusqu’aux sinistres égouts de Séoul…
Il ne manque pas en Corée de cinéastes caustiques. Prenez Im Sang Soo, qui dénonce régulièrement avec une rage féroce la société dirigeante locale. Le problème, c’est que son public est déjà convaincu, et ses films divisent. Pas moins incisif, Bong Joon Ho est plus universel. Il habille ses attaques sous une forme qui divertit en masse, surfant sur les genres avec un égal savoir-faire. Memories of murder suivait les codes du polar pour traiter de la frustration au fil d’une enquête jamais résolue (modèle qui inspirera Zodiac à Fincher). Mine de rien, l’aspect documentaire de la procédure permettait au cinéaste de montrer au passage l’exercice de la brutalité chez les policiers, tellement quotidien qu’il en devenait quasiment invisible, subliminal, inscrit dans la normalité. The Host, sous couvert de film catastrophe, utilise le monstre comme une matérialisation des dysfonctionnements de la société coréenne, tout en dénonçant les abus des Américains qui se comportent en territoire conquis.
| Restauration 4K validée par Bong Joon-ho Boîtier rigide à fermeture magnétique en édition limitée, visuel panoramique avec illustration exclusive réalisée par Madison Coby, zéro plastique Contient : le 4K Ultra HD du film (Dolby Vision et HDR10, VF DTS-HD MA 5.1 / VOST Dolby Atmos trueHD) le Blu-ray du film (VF DTS-HD MA 5.1 / VOST Dolby Atmos trueHD) un Blu-ray de bonus le storyboard complet traduit en français et anglais (334 pages) 4K Ultra HD : « The Host : Histoires de famille » : documentaire exclusif 15 ans plus tard, avec la participation de l’équipe du film, réalisé par Jésus-Castro Ortega, produit par Grab The Cat (2023, 52’21”, VOST) Bande-annonce 2023 (2’03”, VOST)Blu-ray du film : « The Host : Histoires de famille » : documentaire exclusif 15 ans plus tard, avec la participation de l’équipe du film, réalisé par Jésus-Castro Ortega, produit par Grab The Cat (2023, 52’21”, VOST) Bande-annonce 2023 (2’03”, VOST)Blu-ray bonus : Masterclass de Bong Joon Ho au Grand Rex en février 2023 (72’58”) « Aux origines de The Host » (8’58”, VOST) « Bong Joon Ho en action » (3’11”, VOST) « Dans la tête du monstre » (14’14”, VOST) « De l’animatique au rendu final : Première attaque (4’51”) Le Dîner de la créature (3’34”) Se-ju et Se-joon (3’07”) Course poursuite (3’38”) Hyun-seo et Se-Joon (1’14”) « La Communauté de WETA » (5’45”, VOST) « La Famille Park » (3’41”, VOST) « Le Design de la créature » (11’20”, VOST) Rencontre avec Bong Joon-ho (2006, 7’01”, VOST) Scènes coupées (VOST) avec commentaire audio optionnel de Bong Joon-ho ()VOST : « La Créature » (11 scènes, 2’52”) « Les Parks et compagnie » (20 scènes, 16’50”) « Tournage au coeur des ténèbres » (9’42”, VOST) « Créer le monstre » (20’49”, VOST) Du story-board à l’écran (5 modules, 6’53”, VOST) |
