Sundance 2026 : Casper Kelly détourne les émissions pour enfants avec « Buddy »

Après le phénomène viral Too Many Cooks et après son fabuleux Yule Log, le réalisateur Casper Kelly revient perturber le Festival de Sundance avec son nouveau long-métrage, Buddy. Ce projet, à la croisée du film d’horreur et de la comédie noire, met en scène une mascotte de télévision aussi câline que meurtrière, inspirée de figures cultes comme Barney ou Pee-wee Herman. Lors de la première mondiale, Kelly a confié vouloir explorer l’envers du décor des programmes de notre enfance : « Petit, je me demandais pourquoi on ne voyait jamais les toilettes sur le plateau, ou ce qui arrivait si les personnages refusaient de suivre le scénario. C’est devenu une métaphore des contraintes de nos propres vies », dit-il dans une interview à Bloody Disgusting. Pour accentuer le malaise, le cinéaste a imposé une règle de fer : le réalisme absolu. Contrairement aux parodies classiques, Buddy possède l’apparence réconfortante d’une véritable mascotte, sans traits grotesques initiaux. Sous le costume, l’acteur Sergey Zhuravsky livre une performance physique intense, tandis que la voix est assurée en post-production par Keegan-Michael Key. La technique de marionnette, calquée sur celle de Barney & Friends, permettait une désynchronisation troublante entre le mouvement et la parole. Si le film explore des tabous et met en danger les enfants captifs du show, Kelly affirme avoir dosé la violence visuelle pour préserver l’impact émotionnel. Alors que les droits de distribution sont en cours de négociation, Buddy s’annonce déjà comme l’une des sensations les plus subversives de cette édition Sundance 2026.

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