[Star du chaos 2023] Justine Triet, réalisatrice palmée d’or

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Tous les trois jours ou presque, c’est régalade sur Twitter: chaque nouveau prix glané par Anatomie d’une chute – from Sydney to Bruxelles en passant par les Golden Globes – a désormais son meme avec une vapotante Élisabeth Borne dé-pi-tée et évidemment en sueur… C’est qu’au royaume des polémiques lénifiantes dont 2023 n’a pas pourtant été avare, le discours de Justine et les réactions horrifiées qu’il a suscitées dans l’ensemble de la presse n’a toujours pas fini de nous étonner. Comment diable des choses aussi évidentes (l’impopularité de la réforme des retraites, le CNC de plus en plus grignoté par une logique de rentabilité menaçant la diversité des films proposés en salle…) ont bien pu autant hérisser le poil d’une presse uniformément au garde-à-vous, dont l’horizon mental ressemble à s’y méprendre à un horrifique plateau de L’Heure des Pros?

Bravo en tout cas à notre Justine de n’avoir rien cédé et d’avoir, avec cette french Palme d’or reçue devant quelques monstres sacrés (Roger Corman, une Jane Fonda rejouant une scène clef des Bronzés font du ski, un Tarantino qui venait de s’enfiler une 4 fromages à la Pizza Cresci et dont le malabar personnel avait manqué de nous casser la tronche quand il nous a vu sortir notre smartphone…), redonné des couleurs à nos exploitants cet été! Une Palme qui couronne aussi le travail de certains acteurs majeurs ayant entouré la réalisatrice depuis La Bataille de Solférino (on pense à Ecce Films, Shellac, Karine Durance, la Harari family, bathysphere, l’Acid puis la Semaine de Charles Tesson, le festival de la Rochelle, 50 Cent… Bref, tous nos copains, quoi!) G.R.

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