Spike Lee, président du Festival de Cannes 2021

Celui qui s’était vu offrir la présidence du jury de ce Cannes 2020 retrouve cette joie en 2021.

Quoi de plus naturel pour celui qui aura bien connu la Quinzaine, la sélection officielle et Un Certain Regard, et que le BLACKkKLANSMAN: j’ai infiltré le Ku Klux Klan (Grand Prix du Jury en 2018) avait remis sur les radars cinéphiliques après 22 années à distance de la compétition? Il y avait été très bien reçu, par un public bien plus réactif qu’à l’accoutumée, oscillant entre l’éclat de rire débraillé et le concert d’applause militants réservé aux moments nettement moins portés sur la gaudriole. Nous étions pour notre part partagés: certes le Spike est encore et toujours un formidable raconteur d’histoire, mais pour ce qui est de la « subtilité du message à charge délivré », c’était clairement pas la bonne séance.

En ce qui concerne l’animation et le dégingandage, on est en tout cas ravis de savoir que le jury sera tenu par un franc-tireur, celui-là même qui dit avoir fait graver le nom de Wim Wenders sur sa batte de base-ball, n’ayant pas digéré que l’Allemand lui préfère ce jeune inconnu de 26 ans (Steven Soderbergh) pour la Palme en 1989 (Sexe, mensonges et vidéo), alors que son Do the Right Thing avait le vent de la hype avec lui. L’homme s’est depuis imposé comme une valeur sûre du cinéma new-yorkais, n’hésitant pas à trasher les imposantes figures de Tarantino, Eastwood ou encore le Green Book de l’aîné Farrelly. En attendant la composition du jury annoncée début juin, on ne devrait pas s’ennuyer chers lecteurs.

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