[SIX FEET UNDER] La série d’Alan Ball a 20 ans

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Diffusée entre le 3 juin 2001 et le 21 août 2005 sur HBO, la série Six Feet Under, créée par Alan Ball, est «née» il y a exactement 20 ans et «morte», de façon sublime, il y a 16 ans. Les années passent, elle continue de bouleverser bien des regards, des coeurs, des parcours. Sa ressortie dans un coffret DVD intitulé The Complete Collection 2001-2005 est l’occasion de retrouver le clan Fisher, de rendre visite à ces amis proches – aujourd’hui des fantômes. Et de pleurer en écoutant Sia.

On aurait tort de multiplier les superlatifs à son endroit. Rien de plus dissuasif qu’une présentation-massue (et pourtant, elle la mérite!). Contentons-nous de faire profil bas et de présenter la série Six Feet Under de la plus simple des manières à celles et ceux qui ne connaîtraient pas. C’est le quotidien d’une famille, les Fisher, à la tête d’une société de pompes funèbres à Los Angeles. La boîte en question s’appelle Fisher & Sons, elle a été fondée par le père de famille Nathaniel Fisher (Richard Jenkins). Premier épisode: il meurt. Ses deux fils, Nathaniel Jr (Peter Krause) et David (Michael C. Hall), doivent reprendre l’entreprise familiale en héritage; Ruth (Frances Conroy), veuve de Nathaniel Fisher (Jenkins, donc), sort de l’ombre; Claire (Lauren Ambrose), benjamine de la famille, s’efforce de trouver sa voie dans cette famille où chacun a sa vie tracée. L’auteur derrière ces portraits s’appelle Alan Ball, alors connu comme scénariste acide du American Beauty de Sam Mendes. Il a connu la gloire avec cette série-là qui parle de la mort pour célébrer la vie (comme François Valéry et son Aimons-nous vivants, exactement) mais qui, surtout, alors que le manichéisme et les préjugés galopent, s’inscrit contre la pensée binaire, à la base de l’intelligence artificielle. Ce langage informatique qui utilise deux sortes d’informations simples – les zéros et les uns, les oui et les non – qui, combinées d’une certaine façon, produisent un sens cohérent. SFU nous rappelle que la réalité ne peut pas se réduire aux oui et aux non et nous propose donc de ne pas passer à côté des choses compliquées (personne n’est ce qu’il semble être) pour dire ô combien est complexe le rapport que l’on entretient tous, avec les uns et les autres et, surtout, avec soi-même.

Notre résumé de la saison 1

Notre résumé de la saison 2

Notre résumé de la saison 3

Notre résumé de la saison 4

Notre résumé de la saison 5

Interview Alan Ball

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