Comment ça, vous n’avez pas vu « Les funérailles des roses »?

Comment ça, vous n’aviez pas pu l’attraper à sa – toute première – sortie française en février dernier? Et comment ça, vous n’aviez pas vu passer notre critique? Carlotta ressort dans une inédite restauration 4K ce sommet chaos signé en 1969 par Toshio Matsumoto, condensé de contre-culture queer qu’on serait bien en mal de résumer en quelques mots. Voilà qui devrait ravir les fans de drag-queens tokyoïtes, mais pas que. Une relecture hallucinée du mythe d’œdipe qui se savoure avec les yeux avant de se laisser appréhender par un quelconque discours, exception faite de cette préface bonus de notre Mandichaos. 7 minutes au cours desquelles le cinéaste replace Matsumoto dans une constellation d’artistes sulfureux – Pasolini, Jack Smith, Terayama, Werner Schroeter… – gravitant aux quatre coins du monde sous le haut patronage de Jean Genet, idole du chaos s’il en est. Autre bonus de choix: un dialogue entre Stéphane du Mesnildot des Cahiers et Pascal-Alex Vincent, dissertant allègrement sur les sixties japonaises, la carrière flamboyante de l’androgyne Peter (le protagoniste principal), l’ambiance bouillonnante des nuits de Shinjuku… Bref, inutile de dire que le chaos vous recommande chaudement ce film, dispo en DVD et en Blu-ray, et dont on dit qu’il influença autant Orange Mécanique que My Own Private Idaho… Chaos, ici chaos.

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