Loin de l’esprit de compét’ et du bling bling (c’est l’antichambre parfaite pour une décompression post-Cannes), le FEMA vient de dévoiler sa programmation. L’occasion de plonger dans certaines nouveautés attendues et d’aller prendre des nouvelles du cinéma de patrimoine (ce sera du 30 juin au 9 juillet, juste en face d’Ernest, le meilleur glacier de Charente-Maritime!)
Centenaire de la Warner oblige, c’est Bette Davis qui aura cette année les honneurs d’une rétrospective en neuf films, agrémentés d’une alléchante table ronde (featuring Murielle Joudet); même dispositif pour Sacha Guitry – dont les films peu montrés en salle méritent d’être redécouverts – avec une dizaine de longs qui seront commentés par des spécialistes ou de fervents admirateurs (parmi lesquels Charles Tesson, Charline Bourgeois-Taquet, Noël Herpe, Nicolas Pariser, Axelle Ropert…)
Pierre Richard viendra présenter quelques-uns de ses grands classiques parallèlement à une intégrale Lars Von Trier (!), que viendra agrémenter une nuit Nicole Kidman. Rayon chaos toujours, le cinéaste kazakh Adilkhan Yerzhanov (La Tendre Indifférence du monde, A Dark, Dark man), cinéaste dont on a pu découvrir les films à l’Étrange Festival, viendra présenter ses jolies choses tandis qu’un hommage rendu à Kaouther Ben Hania (qui vient de montrer Les Filles d’Olfa en compétition cannoise) permettra de faire un focus sur le cinéma tunisien.
Asta Nielsen, actrice danoise et sex-symbol du cinéma muet des années 1910 et 1920, occupera le créneau « films muets » tandis que des copies restaurées de films de Pietro Germi, Carlo Lizzani, Dino Risi, Luc Moullet ou encore Le Festin nu de David Cronenberg occuperont considérablement vos agendas déjà bien griffonnés. Impossible ici de vous résumer tout le programme des nouveautés: sachez que beaucoup de nos chouchous cannois seront projetés, parfois en présence des cinéastes (Anatomie d’une chute de Justine Triet, Fermer les yeux de Victor Erice, Eureka de Lisandro Alonso, Le Règne animal de Thomas Cailley, Ama Gloria de Marie Amachoukeli, La Chimère d’Alice Rohrwacher, ou encore Le Ravissement d’Iris Kaltenbäck) et qu’on en profitera aussi pour rattraper cette étrangeté manquée au Cinéma du réel il y a quelques semaines: Saintonge Giratoire de Quentin Papapietro! La prog est à retrouver sur le site officiel. G.R.
