« Patsers for life » : les Belges Adil El Arbi et Bilall Fallah font le plein de projets

Forts du succès mondial de leur Bad Boys: Ride or Die (plus de 360 millions de dollars au box-office), les réalisateurs belges Adil El Arbi et Bilall Fallah peuvent réaliser des films qui leur ressemblent, risqués comme purement ludiques. Patsers for life, leur dernier long, appartient à la seconde catégorie, présenté comme une suite de leur Gangsta (ou Patser) en 2018. L’intrigue replonge dans le milieu criminel d’Anvers et des Pays-Bas (avec un détour par Dubaï), cinq ans après les événements du précédent volet. Le personnage central, Adamo (interprété par Matteo Simoni), s’est enfoncé plus profondément dans le trafic de cocaïne qui gangrène la ville. Alors que ses amis d’enfance ont tenté de se ranger, ils sont forcés de se réunir lorsque l’un de leurs proches est tué dans une guerre des cartels. Leur objectif : la vengeance.

Par le passé, le duo a réellement surpris avec Rebel sur un jeune voyou belge qui, parti comme humanitaire, est confronté à la cruauté de l’État islamique et qui a été aux manettes du film fantôme Batgirl (à peine achevée, déjà enterrée par Warner). Quid de la suite ? Une transposition à l’écran l’histoire vraie et tragique de Sanda Dia, un étudiant noir décédé en 2018 des suites d’un violent bizutage universitaire en Belgique. Produit par la société bruxelloise Komoko, le film s’inspirera des ouvrages écrits par le père de la victime, Ousmane (Papis) Dia, « ze hebben mijn zoon vermoord » (« Ils ont assassiné mon fils »), ainsi que du livre du journaliste Pieter Huyberechts. Sanda Dia, âgé de 20 ans, est mort lors d’un rituel d’initiation brutal au sein d’une fraternité (majoritairement blanche) de l’Université catholique de Louvain. Il avait été contraint d’ingérer un poisson rouge vivant, de grandes quantités d’huile de poisson et d’alcool. Le drame avait provoqué une vague d’indignation en Belgique, notamment après que les 18 membres de la fraternité impliqués n’eurent pas été condamnés à de la prison ferme, mais à des peines de travaux d’intérêt général (entre 200 et 300 heures) et à une amende symbolique.

Les articles les plus lus

« Scream 7 » de Kevin Williamson : de l’épouvante épouvantable

Si on comprend mieux, après l'avoir vu en salles,...

[LA FOIRE AUX TENEBRES] Jack Clayton, 1983

Au début des années 80, les studios Disney se...

« Plus forts que le diable » de Graham Guit : violemment has-been

Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils...
spot_img

À lire absolument

spot_imgspot_img
ga('send', 'pageview');
error: Content is protected !!