« Obsession » de Curry Barker : la confirmation après « Milk and Serial » ?

C’est le film dont toutes les fantasticophiles de Toronto et de Sitges parlent. Il vient d’ailleurs de glaner un prix spécial du jury lors de ce dernier festival. Son titre : Obsession. Son auteur : Curry Barker.

Le réalisateur et scénariste américain Curry Barker a présenté son premier long-métrage, Obsession, au Festival international du film de Toronto (TIFF) et au Festival international du film fantastique de Catalogne, également appelé Festival du film de Sitges. Et le moins que l’on puisse, c’est qu’il fait parler. Il suffit de lire les avis dithyrambiques des premiers spectateurs pour sentir que l’on a affaire à un film fantastique pas comme les autres et qui pourrait bien marquer les amateurs.

Plusieurs raisons expliquent l’emballement. Tout d’abord, le sujet. Décrit comme un conte moral sur la quête amoureuse, le film suit Bear (Michael Johnston), un jeune homme maladroit qui, sur le point de voir l’objet de son affection, Nikki (Inde Navarrette), quitter la ville, formule un vœu aux conséquences désastreuses, transformant leur histoire en un voyage plein de tension. Barker a conçu Obsession comme un thriller qui pousse les spectateurs à s’interroger sur leurs propres réactions face à une situation similaire, exploitant l’ambiguïté morale de son protagoniste. Le réalisateur explique avoir volontairement choisi l’acteur Michael Johnston pour incarner son personnage principal, capable de naviguer entre innocence et sinistrose.

Il y a aussi l’expérience de ce cher Curry Barker qui n’est pas un complet inconnu. Issu d’une expérience en courts-métrages à très faible coût, ce jeune réalisateur a déjà signé un film d’horreur étonnant, Milk and Serial, found footage qu’il a écrit et dans lequel il jouait, le tout pour un montant estimé à 800 dollars. Il l’a ensuite mis en ligne sur YouTube, où il a cumulé plus de 2 millions de vues. Il y exploitait l’humour du duo formé avec son comparse Cooper Tomlinson (la chaine That’s a bad idea). Il a ainsi abordé l’écriture de son « premier long-métrage officiel » en privilégiant d’emblée la même approche à petit budget en utilisant exclusivement des effets pratiques (sans trucages numériques). Cette contrainte a nécessité une préparation rigoureuse : l’équipe a eu recours à des techniques modernes, comme la numérisation 3D, pour prévisualiser chaque plan avant le tournage. Barker a également révélé son approche d’« éditeur-scénariste », planifiant le montage dès l’étape de l’écriture pour optimiser la couverture sur le plateau, une technique qu’il attribue à son expérience en production indépendante. On a hâte de le découvrir en France.

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