Quels sont les événements chaos à ne pas manquer cette semaine? Voici notre sélection des 7 à retenir.
QUEER
Luca Guadagnino continue son rythme d’un film par an avec ce long, présenté à la dernière Mostra de Venise, reparti bredouille et snobé pendant la saison des Awards. Ne vous y trompez pas, ce dédain de la part de la profession n’est pas de mauvais augure. Cette adaptation du roman culte de William S. Burroughs est peut-être même le meilleur film de son auteur, du moins son plus personnel. Un projet qu’il souhaitait entreprendre depuis sa lecture de l’ouvrage encore adolescent et qu’il habite de ses angoisses et de ses fantômes. Sortie le 26 février.
MAMAN DÉCHIRE
On avait laissé Emilie Brisavoine il y a 10 ans avec Pauline s’arrache, drôle de documentaire centré sur la propre famille de la réalisatrice, et plus particulièrement sur sa demi-sœur. La cinéaste revient avec Maman déchire, odyssée encore une fois familiale sur la figure maternelle, et surtout sur sa mère, Meaud. Quand on l’avait rencontrée l’année dernière, elle nous avait dit qu’il y avait dans son film un peu de son film fétiche, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites de Robert Redford, chef-d’œuvre méconnu des seventies sur une mère au bord de la crise de nerfs. Sortie le 26 février.
CRONOS
Avant le cinéaste oscarisé et plébiscité à Venise, il y avait un jeune homme de 28 ans avec un rêve de cinéma et 2 millions de dollars de budget (dont une partie financée par la vente de sa voiture, de son van, et de l’hypothèque de sa maison). Présenté à la Semaine de la Critique en 1993, Cronos, le premier long-métrage de Guillermo del Toro, fera sensation et remportera même un prix, mais le film fera un bide à sa sortie. Pourtant, tout Del Toro est déjà là : l’amour pour les monstres, les effets à l’ancienne, du romantisme, du baroque et Ron Perlman. Toutefois, repéré par Miramax, il parviendra à tourner Mimic aux États-Unis en 1997. Cronos ressort en salles en version restaurée, l’occasion parfaite de (re)découvrir ce film de vampire pas comme les autres. Sortie le 26 février.
ICHIKO AOBA – LUMINESCENT CREATURES
En 2020, en plein confinement morose, l’occident découvrait stupéfait Ichiko Aoba, artiste folk japonaise, avec son septième album, Windswept Adan, et son univers poétique d’évasion dans le monde imaginaire d’Adan. Plébiscité par la presse musicale à travers le monde, Winsdwept Adan marqué une rupture avec le minimalisme des premiers albums d’Ichiko Aoba, pour se tourner vers une musique plus psychédélique et maniérée, avec des inspirations jazz, classique et ambient. Cinq ans après sort enfin le 8ᵉ opus d’Ichiko Aoba, Luminescent Creatures, accompagné d’une tournée mondiale (une première !) qui poursuit la mue de l’artiste dans ses territoires fantasmagoriques. Sortie le 28 février.
PANDA BEAR – SINISTER GRIFT
Alors qu’on pensait que Panda Bear était devenu le projet principal de Noah Benjamin Lennox après avoir laissé Animal Collective dans un marasme de productions anecdotiques pendant plus d’une décennie, Time Skiffs puis Isn’t it now ? ont rappelé que le groupe culte de l’indie américaine des années 2000 en avait encore sous le pied. Après plusieurs collaborations, Panda Bear s’apprête à enfin sortir un nouvel album, Sinister Gift, pas vraiment solo cette fois puisque tout Animal Collective est invité, 6 ans après Buoys. Et avec les premiers extraits, entre pop planante et trip psychédélique, on retrouve davantage la patte des premiers albums du groupe. Rien pour nous déplaire. Sortie le 28 février.
MARIE DAVIDSON – CITY OF CLOWNS
La plus clubbeuse des québécoises, Marie Davidson, chanteuse, compositrice et DJ de Montréal, fait son retour en ce début d’année 2025 avec un album résolument électronique, 5 ans après un virage rock et pop rétro avec Renegade Breakdown. City of Clowns est produit par les belges de Soulwax, et c’est du Davidson pur jus : féminisme explosif, second degré mordant, rythmes dansants qui trainent dans la tête. Sortie le 28 février.
MONSTER HUNTER WILDS
Passé de jeux pour otakus japonais à mastodonte de l’industrie vidéoludique, la série des Monster Hunter accueille enfin son premier épisode next gen après le carton de World en 2018. Sept ans après, et avec entre-temps un épisode Switch, Rise, qui a permis d’engranger de nouveaux fidèles, Monster Hunter Wilds débarque pour asseoir sa domination sur l’action-RPG, et celle de son éditeur Capcom en prime. Certainement pas l’épisode de la rupture, Wilds peaufine et bonifie la formule de son prédécesseur, dans un univers plus grand, en accueillant de nouvelles créatures à occire, une monture pour se déplacer plus vite, et également un comportement de meute aux monstres du jeu qui donneront un tournant encore plus stratégique aux confrontations. Sortie le 28 février sur PC, Xbox Series et PS5.



