« Milk & Serial », « Iron Claw », « Orca », « Saint Jack »… La sélection du vendredi

Du cinéma, du Blu-ray, du jeu vidéo, du 2.0… c’est la sélection chaos du vendredi par la rédaction. Si on devait vous proposer de découvrir notre dernier coup de foudre, ce serait celui-ci…


MORGAN BIZET: Milk and Serial de Curry Barker (YouTube)
Milk, un ami qui vous veut du mal. En plus d’être le buzz du moment sur Youtube, Milk and Serial est un found footage malin et tordu qui se joue du format des pranks qui pullulent sur le net pour en explorer la facette perverse. Tourné entre potes avec à peine 800 $, il rappelle que l’horreur, c’est aussi l’art du less is more. À découvrir avant que le talentueux Curry Barker ne devienne un réalisateur star, pour se la péter et clamer « qu’on y était! ».


GÉRARD DELORME: Kill de Nikhil Nagesh Bhat (cinéma)
Vengeance et survie dans un train de nuit où un homme seul affronte une bande de détrousseurs. Classique, mais la mise en scène dépasse en intensité tout ce que vous avez jamais pu voir dans le genre.


ROMAIN LE VERN: Iron Claw de Sean Durkin (Blu-ray chez Metropolitan)
Sean Durkin est un cinéaste aussi rare que passionnant (Martha Marcy May Marlene), mais rien ne laissait présager un tel choc… Un (faux) film de catch texan qui cache en réalité un (vrai) Virgin Suicides au masculin. Avec, en prime, un Zac Efron tellement triste qu’il pourrait bien vous foudroyer…


JÉRÉMIE MARCHETTI: Orca de Michael Anderson (UHD/Blu-ray chez Studio Canal)
Condamné à se laisser mourir dans l’ombre des Dents de la mer, Orca ne se contente pas de remplacer le squale de Spielberg par un cétacé et embrasse une relecture à l’envers, à la fois lyrique et violente, de Moby Dick. Même Morricone en mode pompier en profite pour nous planter un couteau en plein cœur avec un score inoubliable.


THIBAULT RIVERA: Saint Jack de Peter Bogdanovich (disponible gratuitement, avec pubs, sur Plex)
On connaît La Dernière Séance, La Barbe à Papa, peut-être On s’fait la valise docteur?, mais qu’a-t-on vraiment vu du reste de la carrière du regretté Peter Bogdanovich? Si Carlotta nous a récemment fait le cadeau d’une réédition du premier (et grand) film du réalisateur américain, La Cible, c’est par la plateforme d’AVOD (du streaming gratuit avec quelques publicités) qu’il vous faudra passer pour découvrir Saint Jack (Jack Le Magnifique en français), chef-d’œuvre méconnu et difficilement visible de son auteur. Filmé dans un Singapour méconnaissable et en pleine transformation, aussi mélancolique que les films cités plus haut, c’est aussi ce que Bogdanovich appellera « son film sur le Vietnam », où l’Amérique et le monde occidental se confrontent, via le magnifique personnage de Ben Gazzara, au reflet dégradé de son idéal.


GAUTIER ROOS: Canicule et Folle à tuer d’Yves Boisset (Blu-ray chez Studio Canal)
Deux Boisset pas piqués des hannetons pour la rentrée: le stupéfiant Canicule d’abord, avec le Lee Marvin du Point de non-retour (enfin, avec 20 berges en plus dans la trogne) en délit de fuite dans la Beauce, et en proie à une rencontre pour le moins épicée avec nos tricolores alcoolos que sont Bernadette Lafont, Victor Lanoux, Jean Carmet et Miou-Miou… Et Folle à tuer (1975) ensuite, autre cavale invraisemblable d’après un roman de Manchette, sorte de polizziotescho bien brut de décoffrage où brillent Marlène Jobert, Jean Bouise et Tomás Milián!

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