Réalisateur largement plébiscité au Chaos à qui l’on doit notamment Les diables, divagation sur l’affaire des possédées de Loudun avec Oliver Reed dans le rôle du libéral curé Urbain Grandier, Ken Russell possède une filmo quantitativement impressionnante (plus de 70 titres au compteur), mais c’est en une décennie (1970-1980) qu’il est littéralement devenu culte, avec des films ne ressemblant qu’à ses visions défoncées. Parmi les genres de prédilection de ce cinéaste à l’effervescence ouvertement baroque: le film musical, un tropisme de sa filmo. De Prokofiev à Liszt en passant par Debussy, Tchaïkovski, Richard Strauss, Delius, Elgar, Vaughan Williams, Delerue, Bruckner, Bax et Martinů, tout le monde est passé sous le rouleau compresseur de ce style agité du bocal, aussi bien dans la fiction que dans le doc (il a réalisé au début des années 60 pour la BBC une flopée de documentaires). En 1974, son biopic psyché et profondément romantique de Mahler, tentative de transposition de la musique au cinéma, fait un malheur à Cannes où il est présenté et très mal reçu. Avec le recul, il est caractéristique du style Russell, explorant la vie du compositeur à travers un voyage en train, pendant lequel le compositeur affronte ses nombreuses craintes, dont la vie amoureuse de sa femme, sa propre foi, sa musique, la mort de son frère et de sa fille, ainsi que sa propre santé. Les nombreuses visions venues d’un autre monde (l’enterrement inoubliable de Mahler vivant) justifie le visionnage et qu’on passe de bonnes grâces certaines outrances obsolètes.
Boîtier avec fourreauContient le Blu-ray du film, un livret et des bonus vidéo Présentation exclusive du film par Justin Kwedi |
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