Bill Pritchard, héros pop anglais: « L’illusionniste de Sylvain Chomet ne cesse de m’accompagner »

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Bill Pritchard fut un temps le favori de sa muse (Françoise Hardy) et des Frenchies les plus chic (Daniel Darc, le temps d’un album en duo, Etienne Daho…). Il est féru de francophonie, de son cinéma (la Nouvelle Vague, François Truffaut, La Belle et la Bête, Arletty, Leos Carax) et de sa littérature (Paul Verlaine, Jean Cocteau, Jean Genet, Albert Camus, Michel Tournier, Boris Vian, Françoise Sagan). Mais c’est en musique qu’il va s’exprimer. À ses débuts, on le compare à Momus, on lui trouve une parenté avec Donovan et Leonard Cohen, mais lui se sent plus proche de Tom Verlaine, impressionné par le chanteur du groupe The Stranglers et amoureux des Kinks. Parce que Serge Gainsbourg a dit de lui: «Nice voice, nice face… very good». CHAOS!

Quel est votre rapport au cinéma?
Bill Pritchard:
Je l’utilise pour la relaxation et comme un outil d’écriture.

Quelle est votre définition du cinéma et que préférez-vous dans un film?
M’échapper avec un scenario et des images et avec, par chance, une bonne bande-son.

Quel est le premier film que vous avez vu?
Chitty chitty Bang bang
(Ken Hughes, 1968). J’avais adoré ça parce que c’était très gothique comme un conte des frères Grimm. J’ai réalisé plus tard que c’était inspire d’une nouvelle de Roald Dahl ; ce qui explique pas mal de choses. Aussi, il y a une superbe chanson – Hushaby Mountain, si ma mémoire est bonne, que j’adore encore aujourd’hui.

Quels sont les films qui ont marqué votre parcours de cinéphile?
L’illusionniste
de Sylvain Chomet, adapté d’un scénario inédit de Jacques Tati. Un film qui ne cesse de m’accompagner.

Est-ce qu’il y a déjà eu un avant et un après avec un film?
Jamais! Je vis dans un film permanent!

Pensez-vous que l’on fera encore du cinéma en 2050?
Oui, mais les films seront une façon simple de raconter des histoires; ce que nous faisons depuis la nuit des temps. Aussi, on continuera à raconter des histoires.

Le dernier film vu et adoré?
The lady in the van (Nicholas Hytner, 2015).

QUIZ CHAOS DU CINÉPHILE
Un film: Sueurs Froides
, d’Alfred Hitchcock
Une histoire d’amour: Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.
Un rire:
Zero Mostel dans Les Producteurs (la version de Mel Brooks)
Une vision: La machine à remonter le temps
Un acteur: Gary Oldman
Une actrice: Natalie Wood
Un clown triste: Walter Matthau
Un début: The Magical mystery tour (The Beatles & Bernard Knowles, 1967)
Un twist: La Nuit de tous les mystères (Vincent Price, 1959)
Un plaisir coupable: Sherlock Holmes joué par Jeremy Brett
Un gâchis: le remake des Producteurs
Un film français: Le cercle rouge
Un réalisateur :
Mel Brooks
Une bande-son: Oliver par Lionel Bart (1960)
Une chanson parfaite pour le cinéma (mais jamais utilisée dans un film): La ville de Daniel Darc
Un torrent de larmes: Diamants sur canapé (Blake Edwards, 1961)

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