Mais dites-donc, c’est bientôt Halloween! 
Et si à cette occasion, nous posions cette question qui nous taraude depuis la nuit des temps: quels sont les films de vampires les plus chaos de tous les temps? Réponse de la rédaction en pleine succion.
ROMAIN LE VERN
Morse de Tomas Alfredson (2008)
Ce troisième long métrage du réalisateur suédois Tomas Alfredson contient suffisamment de promesses et d’enjeux pour nourrir dix films actuels. Un conte initiatique sur toutes les formes de peurs avec sa nuit noire, son atmosphère de purgatoire tout blanc, sa nature inquiétante, ses routes désertes à emprunter, ses tunnels à traverser. Et, sur ce territoire, plane une menace redoutée et attendue : un mystère, une force animale, une présence maquisarde qui fait très peur. Un film de vampire donc, dont la dimension unique a fait l’effet d’un classique instantané, doublé d’une hallucinante histoire d’amour entre un garçon regardant le monde du fin fond de sa solitude et une fille-vampire qui a 12 ans depuis une éternité. On peut ne pas être sensible au rythme lymphatique – la beauté de Morse réside justement dans les longueurs (le temps nécessaire pour se trouver, se connaître et s’aimer) – mais son intensité ne nous quitte jamais. Plus on y repense, plus le film prend de la valeur. PS. On entend lors du climax l’immense morceau new-wave Flash In The Night de Secret Service.
L’enfant miroir de Philip Ridley (1990)
Alors qu’un tueur d’enfants rôde dans un coin de l’Idaho, une famille, elle, se décompose sous le regard d’un enfant paumé qui multiplie les quatre cents coups et fantasme des vampires pour éviter de se prendre la vérité crue en pleine face. Avant que le soleil se couche, les choses ne seront plus comme avant. De la même façon que la petite fille de L’esprit de la ruche, de Victor Erice, était traumatisée par la figure monstrueuse de Frankenstein, l’enfant miroir du titre (Jeremy Cooper) commence à doucement perdre la raison en apprenant par son père l’existence du mythe des vampires. Qui viendront le hanter jusque dans ses cauchemars. Qui vont l’amener à penser que la femme qu’il a agressé et qui se protège du soleil pourrait en être un. Dans le paysage de l’enfant, la présence d’un pasteur inconsciemment apparenté à un croque-mitaine renvoie par ailleurs à La nuit du chasseur. Un conte de fées inoubliable aux accents fantastiques sur la cruauté de l’enfance.
Les prédateurs de Tony Scott (1983)
Miriam (Catherine Deneuve) est une vampire née en Égypte il y a 4000 ans, demeure immortelle et toujours aussi sublime. Son secret pour rester belle: se nourrir de sang humain. Sa passion: écumer les boîtes de nuit en quête de sang neuf. Jusqu’au jour où son compagnon (David Bowie), rencontré il y a belle lurette, commence soudainement à vieillir. Prête à tout pour le sauver, elle se met en tête de séduire Sarah (Susan Sarandon), une spécialiste des mécanismes du vieillissement. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Dans un écrin glamour à mort, Tony Scott dépoussière le mythe vampirique dans un superbe cauchemar éveillé.
Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog (1979)
À Wismar, au XIXe siècle, un jeune homme, Jonathan Harker (Bruno Ganz) part dans les Carpates afin de négocier la vente d’une maison avec le comte Dracula (Klaus Kinski)… qui tombe raide-dingue de son amour (Isabelle Adjani). Werner Herzog situe son hommage sublimé au chef-d’œuvre de Murnau dans un purgatoire et le rend de fait doublement intrigant, accentuant la solitude comme la tristesse. Loin de sombrer dans le pastiche, une relecture d’une intensité inouïe et d’une beauté plastique hors-norme.
Arrebato de Iván Zulueta (1980)
Une étrange histoire de possession alimentée par trois personnages: un réalisateur de film d’horreur de troisième zone en panne créative, une actrice héroïnomane qui a joué dans ses derniers nanars et un mec fou de vampires (et se fantasmant comme tel) qui capte sa vie de tous les jours en Super-8 dans le but de réaliser un chef-d’œuvre ultime. Au final, un film de vampires sans vampire, flippé et poétique, où une caméra vampirise au sens propre.
GÉRARD DELORME
Nosferatu, fantôme de la nuit de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)
De tous les films de cette époque expressionniste, l’une des plus riches de l’histoire du cinéma, c’est un des plus beaux. Il se trouve qu’il traite de vampires, puisqu’il est adapté de Dracula, mais comme la production n’avait pas les moyens d’acheter les droits du livre de Bram Stoker, les noms ont été changés, ainsi que les lieux.
Embrasse-moi, vampire de Robert Bierman (1988)
C’est moins un film de vampires qu’un film (trop peu vu) de Nicolas Cage, indispensable dans le rôle d’un yuppie New yorkais persuadé d’avoir été mordu par une vampire. A force, il finit par se comporter comme un prédateur sanglant. C’est un cas de folie furieuse, et Cage n’a probablement jamais été aussi loin dans la démence.
Aux frontières de l’aube de Kathryn Bigelow (1987)
Si le scénariste Eric Red (The hitcher) a imaginé un hybride intéressant d’horreur et de western contemporain, Bigelow l’a mis en image avec une classe suprême en accentuant le romantisme ténébreux d’une bande de vampires hors-la-loi terriblement séduisants qui savourent le privilège enivrant de vivre la nuit, mais qui en connaissent aussi le prix.
Only lovers left alive de Jim Jarmusch (2013)
Si Jarmusch s’engage pour la première fois dans le film de vampire, il le fait à sa façon, excentrique, anti conventionnelle et probablement autobiographique. Il n’est pas difficile d’imaginer qu’il n’a pas eu de mal à s’identifier à ses personnages qui vivent la nuit, fréquentent des artistes, fuient les gens ordinaires, et profitent du temps long. Son film est bourré de références littéraires, musicales, artistiques et scientifiques qui sont comme une compilation de tous les gens qui l’ont influencé.
Morse de Tomas Alfredson (2008)
Alors que personne ne l’attendait, Morse s’est révélé tardivement comme l’un des meilleurs films d’horreur de la première décennie du nouveau millénaire. Adapté par l’auteur du roman, et superbement mis en scène par Thomas Alfredson, il raconte l’histoire d’amour d’un préado et d’un(e) vampire enfermé(e) dans un corps de 12 ans depuis plus de 2 siècles. Beaucoup de mystère, d’ambiguïté et aussi de cruauté dans ce film qui prend le vampirisme très au sérieux, avec une sensibilité contemporaine. Rien à voir, mais comme on est limité à 5 titres, je profite du paragraphe pour citer en contrebande Les lèvres rouges (1971), un très bon film de vampires lesbiennes par le belge Harry Kümel.
MORGAN BIZET
Nosferatu, fantôme de la nuit de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)
Considéré comme le premier film de vampire de l’histoire, Nosferatu de Murnau est un rescapé. Adaptation officieuse du Dracula de Bram Stoker, le film a été condamné à la destruction par la famille de ce dernier. Fort heureusement, des personnes de goût ont eu la bonne intelligence de sauver quelques pellicules du film, en secret. Avec son noir et blanc expressionniste et l’interprétation troublante de Max Schreck en Nosferatu, Murnau signait déjà la meilleure adaptation cinématographique du roman, seulement égalée par le Dracula de Coppola en 1992.
Vampyr de Carl Theodor Dreyer (1932)
Le Vampyr de Dreyer est l’un des plus beaux films d’horreur au monde. En effet, marqué par des aléas de tournage, Dreyer décida de conserver l’inattendu surexposition lumineuse du film pour renforcer l’atmosphère étrange et onirique du film. Vampyr est en quelque sorte à l’opposé de l’expressionnisme de Nosferatu. Œuvre sonore, elle décompte pourtant un nombre très limité de dialogue. Les interactions entre les personnages sont donc réduites à néant, et le voyage du protagoniste devient progressivement halluciné, dans un état constant d’incertitude. Un véritable chef d’œuvre formaliste.
Les Prédateurs de Tony Scott (1982)
Relecture moderne du mythe du vampire, Les Prédateurs est le premier long-métrage de Tony Scott, frère de Ridley, qui sortait la même année Blade Runner. Œuvre d’une audace visuelle folle, Les Prédateurs fait suite à une dizaine d’année de tournage de publicité. Le film est totalement marqué par cette esthétique surannée et clinquante, mais Tony Scott réalise néanmoins une œuvre intimiste, presque uniquement concentrée dans les salles et couloirs d’un manoir new-yorkais mystique. Deneuve, Sarandon et Bowie sont magnifiques et sexy, tels des mannequins de publicité, et Scott les filme comme des divinités profanes.
Aux Frontières de l’aube de Kathryn Bigelow (1987)
Premier grand film de Kathryn Bigelow, Aux Frontières de l’aube est marqué par le regard singulier de sa réalisatrice. Loin des clichés du vampire séducteur, vivant dans les manoirs, la cinéaste embarque son histoire dans les campagnes de l’Oklahoma et filme le coup de foudre entre un fermier et une femme vampire. Autour de ce couple, gravite une galerie de vampires redneck forcés de dormir dans un fourgon opaque. On y croise d’ailleurs quelques stars du cinéma du mari de l’époque de Kathryn Bigelow, James Cameron (Bill Paxton, Lance Henriksen). Le choc entre le monde des créatures de la nuit et l’americana profonde – que reproduira ensuite Carpenter dans l’excellent Vampires – accouche d’une œuvre violente et lyrique, sublimée par les ralentis et la musique lancinante de Tangerine Dream.
The Addiction de Abel Ferrara (1995)
Dans les films de vampire les plus troublants, on peut citer le beau Martin de George Romero, ou bien Morse de Tomas Alfredson. Cependant, aucun n’atteint l’étrangeté de The Addiction d’Abel Ferrara, film monstrueux qui mêle philosophie, génocides humanitaires, vampirisme et drogues, le tout enveloppé dans un New-York au noir et blanc sale et embrumé. Ferrara signe un immense dernier chapitre d’une série de films lorgnant avec le fantastique, composée de King of New-York (où Christopher Walken était filmé comme un Dracula des temps modernes, organisant des trafics de drogue en pleine séance cinéma de Nosferatu) et Body Snatchers.
JEAN-FRANCOIS MADAMOUR
Dracula de Francis Ford Coppola (1992)
Si vous aimez vous faire raser les joues par Gary Oldman, si vous aimez être reluqué par des yeux maléfiques pendant que vous vous amusez sous la pluie, si vous aimez les scènes de viol avec des bêtes, si vous aimez les musiques qui rentrent avec insistance dans le cerveau, si vous aimez les caméras qui voltigent, si vous aimez la confrontation des mondes et des acteurs, si vous aimez les fous qui hurlent dans les asiles, si vous aimez les portraits qui vous fixent avec insistance, si vous aimez les aliments recouverts de papier aluminium, si vous aimez les seins de Monica Bellucci, si vous aimez les scènes d’orgie sanguinolentes, si vous aimez le Marquis de Sade, si vous aimez boire du sang sur un torse, si vous aimez les personnages qui ont l’impression d’être zieutés en permanence, si vous aimez l’humanité désespérée de Gary Oldman, l’innocence de Winona Rider, les manières de Keanu Reeves et l’humour vanneur de Anthony Hopkins en Van Helsing, alors (on dit bien alors!) vous aimerez cette adaptation de Bram Stocker par Francis Ford Coppola. Un film malade, chiant et pompeux pour beaucoup. Pour les autres, et j’en fais partie, un film délicieux que l’on regarde, conscient de ses défauts pompiers mais fasciné par ses audaces, ses prises de risque permanentes et son pouvoir hypnotique.
La Sagesse des crocodiles de Leong Po-Chih (1998)
Steven, grand séducteur, est soupçonné du meurtre de sa petite amie, retrouvée morte dans la mer. Mais l’absence de mobile fait de lui un improbable coupable. Pourtant, le détective Roche est loin d’être convaincu de son innocence, d’autant plus qu’une des ex-petites amies de Steven a disparu dans d’obscures circonstances. Entre-temps, ce dernier vient de rencontrer Anne. Une étrange relation s’installe entre eux. Le titre du film – énigmatique – caractérise en réalité le personnage principal incarné par Jude Law qui est le crocodile (son origine animale) féru de sciences humaines (sa sagesse). Il fait référence à un vers de Francis Bacon qui aurait certainement adoré cette variation ultra-romantique du vampire. Le réalisateur Po-Chih Leong s’appuie sur une description hallucinée de Londres pour servir un écrin en or à ces histoires d’amour impossibles. Il se distingue également par un art consommé de l’ellipse qui donne à penser que l’essentiel n’est jamais dit et doit être interprété par le spectateur. Résultat: le film de vampire le plus subtil et le plus intelligent de ces vingt dernières années qui ne vient pas à nous mais nécessite qu’on aille vers lui.
Vampires de John Carpenter (1998)
Jack Crow est un chasseur de vampires. Apres avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacré sa vie à les chasser dans une traque impitoyable qu’il mène depuis des années en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. A la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Apres un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maître des vampires. A la fois film de vampire et western moderne, Vampires opère une alliance comme précédemment Aux frontières de l’aube. Avec une énergie arrachée à la noirceur du script, Big John utilise tous les éléments à sa portée (étendues désertiques, motel vide et miteux, ville abandonnée), les exploite avec une profusion d’effets très ludiques pour créer un univers addictif parce que fascinant et pourri parce que rongé par le mal. Le plaisir qu’il prend à filmer et à rendre hommage à Fulci et Leone assure qu’il n’a rien perdu de sa capacité à inventer des stratagèmes formels et narratifs avec des personnages archétypaux. Dans son genre tordu, sombre et jouissif.
La Vampire Nue de Jean Rollin (1967)
Il faudra attendre 1967 pour découvrir Jean Rollin, notre Ed Wood à nous, cinéaste fasciné par le Z, qui, échappé de la Nouvelle Vague, n’a jamais caché son goût pour les productions fantastiques incongrues. Son premier film, Le viol du vampire, annonce la couleur : il met en scène le voyage nébuleux de trois hommes célibataires venant de Paris, qui débarquent dans une étrange demeure où des femmes perdent progressivement la raison. En effet, tapie dans l’ombre des murs, une reine des vampires, branchée saphisme, attend de pouvoir se nourrir… Premier volet d’une série comprenant La vampire nue, Le frisson des vampires et Requiem pour un vampire, ce film a le mérite de l’originalité. On est en droit de « préférer » d’autres films de Jean Rollin (il réalisera par la suite La morte vivante et Lèvres de sang qui demeureront à tout jamais comme ses plus grands). Le viol du vampire est néanmoins une œuvre fétichiste assez attachante qui regroupe toutes les obsessions récurrentes du cinéaste (les influences gothiques, le thème de l’addiction vampirique, une reine des vampires nue qui musarde…). On peut aussi ne pas adhérer à cette psychologie de bazar et trouver ça parfaitement affligeant. Mais si vous n’aimez pas ça, ne dégoûtez pas les autres.
Martin de George A. Romero (1977)
Quoi qu’on en pense, Martin est un cas intéressant. Non seulement pour ce qu’il incarne dans la filmographie de George A. Romero dont on connaît plus la propension à filmer des zombies, mais également comme déclinaison sur le thème du vampirisme d’une manière sensible (soit sans fioritures mystiques), voire subversive. En apparence, un sujet différent pour le réalisateur. En profondeur, les mêmes obsessions masquées sous le vernis fantastique : aliénation sociale, impossibilité d’être dans les normes, déviances souterraines, névroses latentes, environnement social délétère, intégrisme religieux, angoisse industriel… Son protagoniste est le réceptacle de ces frustrations et ressemble à un de ces personnages taillés dans le marbre maléfique qui vit sur Terre parce qu’il n’y a plus de place en Enfer. Conçu à l’origine comme une comédie, le film est d’une noirceur à toute épreuve. Précieux et personnel, il reste méconnu même auprès des plus grands aficionados du cinéaste. Il a été réalisé après Season Of The Witch et The Crazies, échecs commerciaux douloureux pour Romero. Ils ont poussé le cinéaste à tenter un autre registre et sa tentative mérite d’être considérée. Tourné en 16 mm avec une équipe réduite en 6 semaines et pour un budget dérisoire (270 000 $), le résultat, qui scelle la première relation ciné avec Richard Rubinstein, producteur avec lequel Romero fonde Laurel Group, n’est pas exempt de défauts (errements superflus, personnages secondaires qui s’expriment au détriment du portrait…) mais il se démarque des autres films du genre en proposant une dramaturgie éminemment complexe qui s’exprime jusque dans la personnalité ambiguë du protagoniste. On ne sait pas s’il est un vampire Nosferatu ou un jeune désœuvré qui se mue en assassin mais cela n’en reste pas moins un enfant qui n’est que le fruit, voire l’agrégat, d’une société dégénérée.
GILLES BOTINEAU
Dracula, père et fils d’Édouard Molinaro (1976)
Molinaro adapte Paris Vampire de Claude Klotz, et choisit d’opposer Christopher Lee… à Bernard Menez (!) On n’y croit pas des masses, mais on se marre quand même un peu. Les sœurs Breillat, Gérard Jugnot et Marthe Villalonga sont aussi de la partie. Le kiff, quoi.
Tendre Dracula de Pierre Grunstein (1974)
Également connu sous le titre de La grande Trouille, cet OFNI permet à Peter Cushing, célèbre Van Helsing, de jouer, une fois n’est pas coutume, les vampires. Miou-Miou, elle, chante nue et Bernard Menez est toujours là. Tout va bien.
Les Charlots contre Dracula de Jean-Pierre Desagnat et Jean-Pierre Vergne (1980)
Unique film écrit – à la va-vite – par Les Charlots, suite à un projet avorté en compagnie de Jean-Jacques Beineix. Du grand n’importe quoi, où l’on apprend notamment que «Dieu est belge !» Cuculte.
Les Dents de la nuit de Stephen Cafiero et Vincent Lobelle (2008)
«Ce soir, évitez de vous faire sucer» prévient l’affiche. Le ton est donné. Sorte de Bal des vampires réactualisé à la sauce Cité de la peur, le film, certes inégal, vaut tout de même le détour, ne serait-ce que pour ses comédiens, déchaînés comme jamais, Hélène de Fougerolles, Sam Karmann et Tchéky Karyo (vampire élégant) en tête.
Dracula, mort et heureux de l’être de Mel Brooks (1995)
Quand l’auteur de Frankenstein Junior et de La folle histoire de l’Espace s’attaque à Francis Ford Coppola, le délire est à son comble. Leslie Nielsen succède à Gary Oldman dans le rôle-titre. On ne pouvait rêver mieux.
JEREMIE MARCHETTI
Valérie au pays des merveilles de Jaromil Jireš (1970)
Un cercueil d’amour, un baume sanguin
Les Prédateurs de Tony Scott (1982)
La classe absolue
Morse de Tomas Alfredson (2008)
Peut-être pas parfait, mais la beauté du geste ravage tout
Du sang pour Dracula (Paul Morrissey, 1974)
Peut-être la vision du comte croquant la plus drôle et paradoxalement la plus triste de l’histoire du cinéma
Dracula de Francis Ford Coppola (1992)
«Beaucoup c’est pas assez», comme disait la pub des Nuls. Coppola fait TROP et on aime.

