La séance de rattrapage : « Viy ou le diable » (Konstantine Ierchov et Gueorgui Kropatchiov, 1972)

La séance de rattrapage est une rubrique où nous mettons en lumière des inédits ou des méconnus chaos en France, qui sont passés sous le radar ces dernières années et qui méritent un visionnage même tardif (mieux vaut Béla Tarr que jamais). Rien que pour le plaisir de la découverte et des yeux.

Film d’horreur fantastique soviétique des années 60, Viy ou le Diable (Вий en version originale) nous transporte dans un monde féerique aux allures de dessin animé Disney qui seront vite remplacées par un ton horrifique. En résumé, un séminariste refuse les avances d’une vieille dame et elle commence à révéler sa vraie nature : c’est une sorcière – qui peut d’ailleurs rappeler celle de Blanche-Neige. Elle l’hypnotise pour se venger, le jeune homme la bat en retour. Alors qu’elle est en train de mourir, elle se transforme en une jeune fille d’une beauté hypnotisante. Le séminariste sera alors chargé d’une mission particulière… veiller sur un corps aux côtés de créatures maléfiques.

Adaptée d’un conte de Nicolas Gogol, cette production Mosfilm mêle parfaitement le macabre et le kitch autant dans son esthétique que dans le traitement de l’histoire. Les paysages sont dépouillés et laissent place aux personnages spectaculaires et surtout à la sorcière, sombre et fantomatique, qui fascine le spectateur et insiste sur cette atmosphère fantastique et médiévale. Le ton horrifique est plutôt léger. Cependant, un certain côté morbide persiste et rend le film très intéressant pour l’époque et le pays d’origine. C’est une œuvre à rattraper pour tous les amoureux de l’insolite (de plus, elle ne dure qu’une heure et seize minutes).

De Konstantin Yershov, Georgi Kropachyov
Avec Leonid Kuravlyov, Natalya Varley, Aleksei Glazyrin
Titre original Viy

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