La Palme du Chaos 2020 décernée à l’unanimité à « 2020 »

Palme du chaos 2014: Nymphomaniac de Lars Von Trier.
Palme du chaos 2015: Mad Max: Fury Road de George Miller.
Palme du chaos 2016: Elle de Paul Verhoeven.
Palme du chaos 2017: Twin Peaks The Return de David Lynch.
Palme du chaos 2018: Hérédité de Ari Aster.
Palme du chaos 2019: Midsommar de Ari Aster.
Et cette année? Rien. Ou plutôt tout.
C’est l’année 2020 qui décroche à l’unanimité la palme du Chaos 2020.

Comme chaque année, le 1er décembre, nous participons à ce rituel de donner ladite palme à l’objet le plus chaos de l’année écoulée (sachant que nous aimons bien l’idée de ne pas respecter sa règle chronologique, que nous adorons l’idée de passer après le top du fabuleux John Waters et que, lors d’une année pleine, nous avons la chance de voir les films de décembre en amont). Pour 2020, il nous a paru très vite indécent de faire le top de fin d’une année artistiquement incomplète (films saccagés et/ou reportés aux calendes grecques, événements et manifestations cinématographiques annulés ou réduits…)  et d’attribuer une Palme (même si tout cela n’est évidemment pas très sérieux!) alors que la culture, dans son ensemble, a été en souffrance.

2020 est le film de l’année. Celui où, faute de salles, nous sommes tous passés de l’autre côté de l’écran. Une tragédie humaine, un huis clos, un drame psychologique, un film d’action, un film d’horreur, une comédie Kafkaïenne. Un film qui nous a tous ravagés. Comme nous l’expliquons dans un éditorial disponible dans le magazine La 7ème obsession, le numéro actuellement en kiosques, nous avons passé l’année « paumés dans ce trop long film de zombies horrifico-grotesque avec Donald Trump gesticulant sur YMCA en guest-star. Un film d’horreur donc, doublé d’un film de guerre. Comme l’a martelé notre martial président, nous avons passé l’année EN GUERRE à affronter un virus et ses crises afférentes – sanitaire, économique, sociale, existentielle… et culturelle, ce beau mot qui vient du latin «cultus» (cultiver) constamment cité en dernière roue du carrosse. On ne connaît pas le nom du réalisateur (…), on a en revanche trouvé le compositeur de sa BO: Arnaud Rebotini qui, samedi 31 octobre, a balancé une reprise du thème de La nuit des masques en la décrivant comme la «bande-originale de l’enterrement de nos vies sociales, culturelles et nocturnes» (…) Tout ce qu’on souhaite désormais à l’avenir, c’est le générique de fin. Que l’aube se lève vite sur les décombres de cette nuit.» Pourvu que ce soit en 2021.

La rédaction

PS. Chaque membre de la rédaction donnera ses 5 films préférés de l’année fin décembre, malgré tout, et ce sans ordre de préférence. Mais pour le classement, vous l’aurez compris, c’est annulé et pour la Palme c’est plié.
PS2. Le Vox Populi est maintenu. Vous pouvez, bien entendu, envoyer votre palme de l’année 2020 à redaction@chaosreign.fr avant le 10 décembre.

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