Cannes se déshabille. Après la gargantuesque Sélection Officielle et sa soixantaine de films révélée par Thierry Frémaux jeudi 3 juin, le Festival de Cannes dévoile ses sélections parallèle. Ce lundi 7 juin, c’était le tour de La Semaine de la Critique, qui vivra cette année une édition forcément spéciale, puisqu’elle fêtera son soixantième anniversaire. Charles Tesson a révélé un contingent de 13 films, répartis entre Compétition et Séances spéciales, ainsi que la traditionnelle Compétition courts-métrages et ses 10 films.
La benjamine des sélections cannoises consacrée aux premières et deuxièmes œuvres, qui a notamment révélé de talentueux noms du cinéma comme Jacques Rozier, Wong Kar-wai, Andrea Arnold ou Idresse Ouadrogo, comptera cette année un nombre conséquent de premiers films, qui pourront, de fait, également concourir à la Caméra d’or. Parmi nos grosses attentes, on a hâte de découvrir les nombreux films francophone de la sélection, dont la plupart avait déjà été pronostiqué par nos soins: Bruno Reidal de Vincent Le Port, sur l’histoire vraie d’un apprenti prêtre ayant décapité un marmot de 13 ans en 1905 dans le Cantal; Les amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet, qui revient après le charmant Pauline asservie en 2018, avec une autre romance décalée portée par la géniale Anaïs Demoustier, Denis Podalydès et Valeria Bruni-Tedeschi; Robuste de Constance Meyer, avec notre Gégé Depardieu préféré dans un rôle quasi autobiographique de star de cinéma vieillissante nouant un lien unique avec sa jeune assistante jouée par Déborah Lukumuena (Divines); Petite Nature de Samuel Theis, qui signe son premier film en solo après Party Girl réalisé à 6 mains, Caméra d’or en 2014; ou encore Rien à foutre d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, déjà chaos par le nom, encore plus pour son sujet, soit Cassandre (Adèle Exarchopoulos) une hôtesse de l’air de 26 ans officiant pour une compagnie de vol low-cost, qui vit au jour le jour comme l’indique son pseudo Tinder «Carpe Diem».
En plus du film de Sandrine Kiberlain (Une Jeune fille qui va bien), la Semaine de la Critique met également en lumière des films d’autres nationalités, de quoi faire pâlir l’Eurovision: l’Egypte (Feathers d’Omar El Zohairy), la Colombie (Amparo de Simon Mesa Soto), l’Espagne (Libertad de Clara Roquet), l’Ukraine (Olga d’Elie Grappe), etc.
Découvrez l’intégralité de la sélection ci-dessous:
COMPETITION LONGS METRAGES
Amparo, Simon Mesa Soto
Feathers, Omar El Zohairy
La Femme du fossoyeur, Khadar Ayderus Ahmed
Libertad, Clara Roquet
Olga, Elie Grappe
Piccolo Corpo, Laura Samani
Rien à foutre, Julie Lecoustre & Emmanuel Marre
COMPÉTITION COURTS MÉTRAGES
Brutalia, jours de labeur, Manolis Mavris
Lili, toute seule, Zou Jing
An Invitation, Hao Zhao & Yeung Tung
Inherent, Nicolai GH Johansen
Interfon 15, Andrei Epure
If it ain’t broke, Elinor Nechemya
Noir-soleil, Marie Larrivé
Safe, Ian Barling
Soldat noir, Jimmy Laporal-Trésor
Hors de l’eau, Jela Hasler
SÉANCES SPÉCIALES
Robuste, Constance Meyer – ouverture
Une jeune fille qui va bien, Sandrine Kiberlain
Petite nature, Samuel Theis
Bruno Reidal, Vincent Le Port
Les Amours d’Anaïs, Charline Bourgeois-Tacquet – séance du 60e anniversaire
Une histoire d’amour et de désir, Leyla Bouzid – clôture
La 60e édition de la Semaine de la Critique se tiendra du 7 au 15 juillet, et son jury présidé par Christian Mungiu (la Palme d’or 2007 4 mois, 3 semaines, 2 jours) et sera composé de la productrice française Didar Domehri, l’actrice et chanteuse française Camélia Jordana, le producteur suisse Michel Merkt et le Tchèque Karel Och, directeur artistique du Festival de Karlovy-Var. Que les festivités commencent!


